Sylviculteurs : un "couac" dans la communication

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Sylviculteurs : un "couac" dans la communication
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Les producteurs de bois du sud-ouest, touchés par la tempête de janvier, se plaignent notamment de la lenteur du déblocage des aides.

"Racket" des acheteurs de bois et lenteurs des versements des prêts promis par l'Etat : le Syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest est en colère. Plus de six mois après la tempête qui aurait abattu 200.000 hectares de forêt en Aquitaine, "nous sommes sinistrés, rackettés et pas indemnisés", a ainsi déploré, jeudi, Jean-Louis Martres, président du SSSO.

Les bois sont payés "50 centimes d'euro la tonne" avec la complicité des banques qui font pression sur les acheteurs à qui elles envisagent d'accorder des prêts pour qu'ils fassent baisser les prix, accuse Christian Pinaudeau, le secrétaire général du syndicat. "On n'a touché aucun centime sur le milliard d'aides [600 millions d'euros de prêts bonifiés et 400 millions de subventions] annoncé par [l'ancien ministre de l'Agriculture] Michel Barnier en février", affirme-t-il encore.

La réponse aux reproches des sylviculteurs a donné lieu à un "couac" dans la communication gouvernementale, vendredi : un communiqué diffusé par la préfecture d'Aquitaine et attribué au ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, déplorait la position exprimée par le syndicat des sylviculteurs. "Le ministère [...] dément les propos prêtés au ministre", a assitôt rétorqué une collaboratrice de Bruno Le Maire, soulignant que "la communication officielle du ministre s'effectue uniquement par le biais de son service de presse".

Dans son second texte (lire au format pdf), la préfecture d'Aquitaine s'est bornée à rappeler que le ministre avait débloqué début juillet 25 millions d'euros de subventions supplémentaires pour le transport et le stockage de bois et qu'il avait mis à disposition une enveloppe de 82 millions d'euros de prêts bonifiés pour la mobilisation des bois.