SwissLeaks : la France n'est pas "complice", assure Eckert

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INTERVIEW E1 - Christian Eckert, secrétaire d’État chargé du Budget est revenu au micro d'Europe 1 sur le scandale de la banque HSBC.

"Les banques françaises ne sont pas protégées par le secret bancaire. L'administration fiscale peut enquêter auprès d'elles et elle le fait". Christian Eckert, secrétaire d’État chargé du Budget est revenu mardi sur Europe 1 sur le scandale de la HSBC. Selon lui, on ne "peut pas quantifier le montant de la fraude" et d'autres affaires pourraient sortir.

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La banque britannique est accusée de pratiques douteuses, qui ont été révélées par plusieurs journaux dont Le Monde lundi. Sa filiale suisse aurait, pendant de nombreuses années, aidé certains clients (français notamment) à échapper à l'impôt. D'après Christian Eckert, la plupart de ces informations étaient connues. Mais leur connaissance par le grand public "met la pression sur les banques et un certain nombre d’États" conciliants avec l'évasion fiscale.



"Il n'y a eu aucune complaisance de la France". Selon le secrétaire d’État, la France n'est pas "complice" de l'évasion fiscale. "L'administration fiscale ne cesse de lutter contre la fraude. Elle a déjà transmis plus de 100 dossiers à la justice. L’État ne bloque aucune enquête. Mais les noms sont bloqués, oui, car ils sont protégés par la pratique du secret fiscal. L'administration les connaît et je peux avoir accès à ses informations si cela concerne des sommes particulièrement importantes ou des personnalités politiques importantes", explique Christian Eckert, répondant aux accusations formulées un peu plus tôt sur Europe1 par un ancien salarié d'UBS. Il rappelle que HSBC est "mise en examen depuis le mois de novembre" et que l’État s'est "porté partie civile". "Il n'y a eu aucune complaisance", insiste-t-il.

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35.000 dossiers de régularisation. Le secrétaire d’État chargé du Budget appelle d'ailleurs les évadés repentis à se régulariser. "Nous avons reçu plus de 35.000 dossiers de régularisation. Nous avons triplé le nombre d'agents. On a le droit d'avoir de l'agent à l'étranger, encore faut-il le déclarer", a-t-il d'ailleurs fait savoir. Nous attendons "un peu plus de 2 milliards d'euros en 2015", issus de la régularisation. 

>> L'intégralité de l'interview à retrouver ici :



Eckert : "L'Etat s'est porté partie civile...par Europe1fr