Richard Girardot : "La crise du porc dure car certains n'ont pas signé les accords"

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On se renvoie la balle dans la crise de la filière porcine. Le PDG de Nestlé France a répondu lundi sur Europe 1 au patron de Système U qui avait assuré que les transformateurs avaient une part de responsabilité. 

Chaque acteur de la filière porcine se renvoie la balle dans la crise qui touche le secteur depuis plusieurs mois. Lundi matin sur Europe 1, le PDG de Système U a ainsi pointé du doigt la responsabilité des transformateurs comme Nestlé ou Fleury Michon qui selon lui, "ne s'approvisionnent pas suffisamment en France en raison des prix". Une attaque à laquelle a souhaité répondre Richard Girardot, le PDG de Nestlé France qui était l'invité d'Europe Midi lundi. 

"1,41 euro le kilo". "Ce n’est pas le temps de polémiquer, surtout en plein milieu de la crise. Monsieur Stéphane Le Foll (le ministre de l’Agriculture, ndlr) a demandé des engagements à chacun. Et pour notre part, nous étions à 20-25% de provenance française pour tous nos porcs, et nous sommes maintenant, huit mois après, aux environs de 50%. Nous remplissons donc nos engagements. On a suivi les engagements avec Monsieur Le Foll sur des prix à 1,40 euro le kilo. Même 1,41 euro au total", a ainsi affirmé Richard Girardot qui invite donc Serge Papin, le PDG de Système U, à vérifier ses chiffres. Selon le PDG de Nestlé France, "aujourd’hui, si la crise dure c’est que certains ont refusé de signer cet accord à 1,40 euro le kilo". Il appelle donc tous les acteurs à prendre leurs responsabilités. 

"70% de porc français". Une responsabilité qui, justement, ne date pas d'hier pour Richard Girardot qui explique que "la responsabilité date d’il y a 25-30 ans quand la filière des porcs espagnols s’est créée. Cela a marqué le déclenchement de la crise". Il n'y a donc qu'une seule solution pour le PDG de la marque de charcuterie Herta : "tenir ses engagements". Et lui l'assure, son groupe ira même plus loin dans le Made in France. "Alors qu'aujourd'hui, 50% des produits que l'on commercialise sont issus de porcs français, nous voulons augmenter ce chiffre", assure-t-il. Compte tenu de la demande et de l’offre en porc français, on pourrait monter à 70%".