Retraites : les solutions envisagées

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Retraites : les solutions envisagées
@ REUTERS
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Le conseil d’orientation des retraites a révélé ses hypothèses sur l’évolution des régimes de retraite.

Le Conseil d’orientation des retraites a livré ses premières estimations sur l’avenir du système de retraite. Il privilégie trois leviers pour rétablir l’équilibre : le report de l’âge effectif de départ à la retraite, une hausse des cotisations ou une baisse des pensions.

Reculer l'âge effectif de départ à la retraite

C’est la piste privilégiée par le COR. Le départ effectif à la retraite devrait être repoussé d'au moins cinq ans d'ici 2020, puis de 10 ans à l’horizon 2050, si l'on ne jouait que sur ce paramètre. Ce report permettrait à lui seul de rééquilibrer le système de retraites.

Mais un tel scénario se heurte à la différence entre les textes de loi et la réalité : l'âge légal de départ à la retraite ne correspond que rarement à l'âge effectif de départ à la retraite, l’emploi des seniors étant en France l’un des plus faibles d’Europe.

Augmenter les cotisations

La hausse des cotisations est une hypothèse peu vraisemblable, car politiquement très difficile à faire passer. En ne jouant que sur le taux de prélèvements, ce dernier devrait augmenter de 5,2 points en 2020, +7,6 pts en 2030 et de +9,8 points en 2050.

Jouer sur le niveau des pensions

En ne jouant que sur le niveau des pensions, il faudrait faire chuter de 22% le rapport entre la pension moyenne et le revenu d'activité moyen pour arriver à l'équilibre en 2020, de 30% en 2030 et de 36% en 2050.

De 72 à 115 milliards de déficit en 2050

Le COR a également estimé que le déficit du système de retraites atteindrait entre 72 et 115 milliards d’euros en 2050. Le scénario le plus optimiste est basé sur un taux de chômage à 4,5% à partir de 2024, l'hypothèse la plus pessimiste est basée sur un chômage à 7% à partir de 2022.

Ces chiffres sont contestés le Medef : le patronat s'est déclaré mardi "troublé" par les hypothèses économiques "peu réalistes" servant de base aux projections financières du COR. "Tous les scénarios retenus par le COR font l'hypothèse d'un taux de chômage à l'horizon 2020-2021 égal au plein emploi, soit 4,5%, ce que nous n'avons pas connu depuis le tout début des années 60, soit au maximum 7%, ce que nous n'avons jamais eu de manière pérenne", a commenté la présidente du Medef Laurence Parisot.

Seule certitude, dans tous les scénarios retenus, la situation démographique se dégrade. Le rapport entre le nombre de cotisants et celui des retraités atteindrait dans le long terme 1,2 contre 1,8 aujourd'hui.

"Il faut mettre plus de ressources" :

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