Rapport de la Cour des comptes : Christian Eckert reste optimiste

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Rapport de la Cour des comptes : Christian Eckert reste optimiste
Christian Eckert, député socialiste et rapporteur de la commission des finances à l'Assemblée nationale@ DR
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VOTRE CHOIX D’ACTU DU 11 FEVRIER – Alors que la cour des Comptes dénonce des gaspillages de l’argent public, le député socialiste et rapporteur de la commission des finances de l’Assemblée nationale a réagi sur Europe 1.

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>>> Mardi 11 février, vous avez été 82% à faire "Votre choix d’actu" sur le rapport annuel de la Cour des comptes. Ce dernier pointe du doigt d'importants gaspillages des deniers publics, du côté de la SNCF notamment ou concernant la sécurité sanitaire. Christian Eckert, député socialiste et rapporteur de la commission des finances de l’Assemblée nationale, réagissait à cette publication. Sans affirmer que l’objectif fixé par le gouvernement de réduire de 50 milliards le déficit d’ici à trois ans sera atteint, il se montre optimiste. En effet, même s’il reconnaît qu’il faut "toujours aller plus loin dans la réduction du déficit", il souligne que ce dernier a été réduit de moitié entre 2010 et l’objectif de 2014.



Christian Eckert satisfait du rapport de la...par Europe1fr

Christian Eckert se félicite que "les efforts des Français en général, de l’Etat et des organisations publiques commencent à donner leurs fruits". Il accueille de manière positive ce rapport. "Est-ce que ce rapport est plus sévère que les autres ? Je ne le crois pas", estime-t-il. Il affirme même que "le rapport salue les efforts sur le déficit structurel".

Des économies réalisées. Le député précise que "le nombre de fonctionnaires n’a pas bougé". Il explique que, certes, le nombre de professeurs et de policiers a augmenté, mais que la tendance est inverse dans d’autres ministères. Il cite l’exemple de Bercy qui a perdu 2.700 fonctionnaires. De la même manière, la masse salariale des fonctionnaires est légèrement à la baisse "une centaine de milliers d’euros" selon Christian Eckert.

Le "millefeuille" administratif. Le député socialiste reconnaît que la problématique du "millefeuille" doit être réglée. Il rappelle les efforts déjà consentis : "nous avons réduit les dotations d’Etat aux collectivités d’1,5 milliard d’euros et il en sera de même l’année prochain". Cependant, Christian Eckert reconnaît que ces économies s’inscrivent dans le temps long, "on ne détourne pas un paquebot de sa route en six mois", souligne-t-il. Un dialogue doit être engagé selon lui, afin d’éviter que la baisse des dotations d’Etat ne mène à une hausse des impôts locaux.

Les pistes à suivre. "Continuité" et "dialogue" sont, selon le rapporteur de la commission des finances les maîtres mots afin de mener à bien la réduction du déficit public. La priorité est, selon, lui "la maladie", poste sur lequel "il faut économiser, notamment avec la chirurgie ambulatoire et les médicaments génériques". Il affirme que "le suivi des dépenses est assuré" et que "l’Europe a un rôle à jouer dans la relance et dans la croissance".