Quel supermarché est le moins cher ?

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Quel supermarché est le moins cher ?
Les Centres Leclerc se hissent en tête, suivis de Carrefour, Intermarché, Super U et Auchan. Viennent dans le mou du tableau Simply, Cora, Smatch, et Géant. Et Monoprix arrivent dernier, juste derrière Casino.@ MAX PPP
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Le magazine Linéaire publie une enquête sur les indices des prix. Palmarès et analyse.

Quelle est la plus compétitive des enseignes où vous pouvez faire vos courses ? Le magazine Linéaire publie son enquête trimestrielle sur les indices des prix des produits de grande consommation, réalisée dans une douzaine de chaînes d’hypers et de supermarchés.

Plus de 170 magasins ont été visités et une centaine de références de grande consommation (produits frais, épicerie, etc.) ont été testées par le magazine. Verdict ?

Le hard discount pousse à faire des efforts

Les Centres Leclerc se hissent en tête, suivis de Carrefour, Intermarché, Super U et Auchan. Viennent dans le ventre mou du tableau Simply, Cora, Smatch, et Géant. Et Monoprix arrive dernier, juste derrière Casino. Les prix du panier moyen enregistrent un écart de 20% entre Leclerc et Monoprix, de 93,90 à 111,5 euros.

"Monoprix est un cas à part. Ses enseignes sont très souvent en centre-ville, et le coût immobilier est donc élevé, ce qui explique en partie les prix. Les consommateurs 'à pieds', la clientèle de Monoprix, trouvent d'ailleurs rarement moins cher s'ils veulent faire leurs courses à pied", décrypte Florent Vacheret, responsable de Linéaire, interrogé par Europe1. "De plus, le marketing est différent, Monoprix offre une expérience d'achat sympathique, qui plaît à ceux qui ont plus argent que la moyenne", poursuit-il.  

Selon lui, la libéralisation des prix et l'application de la loi de modernisation de l'économie (LME) ont encouragé la bataille des grandes marques nationales (Coca-Cola, Danette…). Vendues aujourd'hui par le hard discounter Lidl, ces marques obligent notamment Leclerc, "qui donne le tempo des prix en France", à faire des efforts pour ne pas se laisser distancer, explique le journaliste, interviewé par Le Parisien.

Le "Drive" vient mettre la pression

"Les prix varient également en fonction des zones de chalandise [les zones géographiques de clientèle des enseignes ndlr]. Dans certaines zones, comme les banlieues de Marseille ou de Toulouse, il n'y a pas de concurrence, et les discounts aux alentours appartiennent au même groupe, donc cela se ressent sur les prix. Selon une étude, seul un quart des zones étudiées ont une véritable concurrence", ajoute Olivier Andrault, chargé de mission alimentation à l’UFC-Que choisir, au micro d 'Europe1.

D'autant qu'un nouveau mode de consommation vient compliquer la donne, et pousse les enseignes à faire des efforts sur les prix : le "Drive". Ce système de commandes passées sur Internet puis retirées dans un point de retrait sans entrer dans le magasin fait changer les habitudes de consommateurs. "L'achat d'impulsion provoqué par la promotion des têtes de gondole tend à disparaître. Il devient également plus simple de comparer les prix d'une enseigne à l'autre", analyse le Figaro.

Au Royaume-Uni, il est même possible de déposer sa liste de courses sur un site Internet qui identifie alors dans quel magasin se rendre pour réaliser des économies. "Mais le Drive a encore des limites, nuance toutefois  Olivier Andrault. Les assortiments proposés sont bien moins nombreux. Et le nombre de points de retrait, entre 1.000 et 1.200, reste encore bien inférieur à celui de magasins."