PSA : les rapports passent, la crise reste

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PSA : les rapports passent, la crise reste
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La seconde étude sur la situation du groupe automobile confirme les difficultés de Peugeot-Citroën.

Devant l’ampleur du plan de restructuration annoncé par la direction de PSA en juillet, qui s'est traduit par la suppression de 8.000 postes et la fermeture du site d'Aulnay-sous-Bois, le gouvernement a demandé un audit sur la situation du groupe automobile. Redoutant que cette étude soit trop conciliante avec la direction, le comité central d'entreprise a alors demandé un autre rapport, confié au cabinet d'experts Secafi.

Que dit ce nouveau document ? Il confirme les conclusions de la première étude, baptisée rapport Sartorius. A savoir que la direction a commis des erreurs stratégiques et pêché par un manque de dialogue, ce qui rend d’autant plus nécessaire un plan de réorganisation.

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© REUTERS

Quelle conclusion en tire les syndicats ? Tout en reconnaissant que "Secafi considère que la situation financière de PSA est tendue", la CGT, premier syndicat du groupe, estime cependant que "cette première partie du rapport nuance et relativise" cette situation. L'organisation syndicale y voit donc un encouragement à "amplifier la mobilisation".

Les autres organisations syndicales jugent que ce rapport va dans le même sens que le précédent et confirme la nécessité d’une réorganisation. Mais si les autres syndicats valident la restructuration financière, ils contestent toujours l’ampleur des suppressions de postes. "Maintenant, il faut se battre pour les salariés", a souligné la déléguée du SIA, principale organisation syndicale de PSA Aulnay, prévenant que "la direction va se servir du rapport Secafi".

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Et la direction ? Cette dernière s’attarde évidemment sur le deuxième volet du rapport, à savoir "la nécessité d'engager rapidement des mesures de restructuration globales". "Le cabinet Secafi confirme la gravité de la situation", précise la direction, avant d’ajouter qu’il "confirme également la dégradation durable du marché automobile en Europe dans un contexte de concurrence exacerbé".

Quelle est la prochaine étape ? Le cabinet Secafi n’a présenté que le premier volet de son étude. Suivront un deuxième volet sur l'organisation industrielle (rendu le 6 novembre), un volet stratégique et environnemental (le 12 novembre) et enfin un volet social (le 15 novembre). Une fois tous ces rapports rendus, le processus de restructuration de l'entreprise sera lancé. Ce dernier sera précédé de trois réunions tripartites entre l’Etat, la direction et les syndicats.