PSA : la CGT seule face au plan social

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PSA : la CGT seule face au plan social
Selon les informations de Challenges, la CFDT va annoncer jeudi qu’elle signera le projet d’accord pour l’accompagnement des salariés concernés par le plan social.@ REUTERS
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Selon le magazine Challenges, la CFDT va donner son accord et rejoindre les autres syndicats.

L'INFO. La CGT semble être désormais totalement isolée chez PSA. Selon les informations de Challenges, la CFDT va en effet  annoncer jeudi qu’elle signera le projet d’accord pour l’accompagnement des salariés concernés par le plan social. La CFE-CGC, la CFTC, FO, et SIA (le syndicat majoritaire de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois) avaient déjà donné leur approbation, le 12 février dernier.

>> À lire : pourquoi le SIA et FO ont dit "oui" au plan social

Le blocage Aulnay levé. Le site du magazine économique précise que la CFDT, au niveau national, était favorable depuis longtemps à cet accord. Mais la CFDT de l'usine d'Aulnay, en Seine-Saint-Denis, condamnée à la fermeture en 2014, était contre et faisait grève aux côtés de la CGT depuis début 2013. Elle se serait finalement résignée, par peur de perdre des clients à cause de l'occupation de l'usine.

Ce que contient l'accord. Entre 2012 et 2014, 11.214 suppressions de postes sont envisagées chez le premier constructeur français, dont 3.000 à Aulnay, site qui va fermer entièrement ses portes, et 1.400 à Rennes, avec une phase de départs volontaires ouverte jusqu'au 31 décembre. Parmi les points concédés aux syndicats : le traitement des seniors, qui bénéficieront de 36 mois de congés de reclassement avant leur retraite, des mesures en faveur des salariés qui veulent retrouver un CDI dans une autre entreprise ainsi que la mise en place de dispositifs de transition professionnelle.

Une "honte" pour la CGT. La centrale (23 % des salariés) a estimé que le projet ne comportait aucune avancée, ni sur "le nombre d'emplois qui seraient supprimés", ni sur le "calendrier des licenciements", ni sur le sort d'Aulnay. La signature d'un tel accord serait "une honte", avait-elle prévenu, dans un communiqué, le 12 février. Elle appelle donc les salariés " à poursuivre les actions pour obtenir les garanties qu'ils sont en droit d'exiger."