Prix du lait : les producteurs se mobilisent à nouveau

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Prix du lait : les producteurs se mobilisent à nouveau
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A la faveur d’un réajustement effectué en avril, le prix du lait payé par les industriels aux producteurs est depuis la mi-mai en chute de -30% en moyenne. D’où la colère des agriculteurs qui se mobilisent à nouveau. Mercredi, une cinquantaine d'entre eux ont bloqué une fromagerie de l'Orne.

Les premières négociations avec les producteurs n’ayant rien donné la semaine dernière, les industriels du lait ont décidé depuis quelques jours d’appliquer les nouveaux tarifs revus très largement à la baisse à la faveur d’un réajustement effectué en avril. Conséquence : un prix en chute de 30% en moyenne pour les agriculteurs dont certains assurent qu’ils n’avaient pas vu de tarifs aussi bas depuis les années 70. Soit autour de 200 euros pour 1.000 litres contre autour de 300 euros jusqu'à présent.

La FNSEA, le principal syndicat agricole, annonce d’ores et déjà une journée de mobilisation mardi prochain. Mais sur le terrain, la colère monte avec des actions "coup de poing" menées localement. Mercredi, une cinquantaine de producteurs ont bloqué à Saint-Hilaire-de-Briouze dans l'Orne la fromagerie Gillot, réputée en Normandie pour son camembert. Mardi, des producteurs de lait avaient décidé de bloquer jusqu’à nouvel ordre l’usine Danone de Ferrières-en-Bray en Seine-Maritime. A Rodez dans l’Aveyron, des agriculteurs ont versé tour à tour du lait puis de la poudre de lait sur des représentants de Lactalis, un spécialiste de la transformation dans ce secteur, lors d’une réunion de concertation.

En décembre dernier, après plusieurs semaines de bras de fer, les industriels et les producteurs de lait étaient finalement parvenus à un accord sur une baisse limitée du prix payé aux agriculteurs pour 1.000 litres de lait. D’un côté, les industriels du lait mettent en avant une baisse de la consommation de lait et la chute des cours mondiaux. De l’autre, les producteurs estiment que leurs coûts de production, liés notamment au gazole et à l’alimentation des animaux, sont de plus en plus élevés.