Portrait-robot d'un chômeur français

  • A
  • A
Portrait-robot d'un chômeur français
@ MAX PPP
Partagez sur :

L'Unedic a publié mardi une étude qui détaille les caractéristiques des demandeurs d'emplois.

Ils ont un emploi à temps partiel, ne sont pas souvent victimes de licenciement économique et gagnent en moyenne un peu plus de 1.000 euros par mois. Eux, ce sont les 2,4 millions de chômeurs indemnisés par Pôle Emploi en 2011, à qui l'Unedic consacre une étude parue mardi. Et d'après l'Assurance chômage, les demandeurs d'emplois ne rentrent pas forcément dans les cases que l'on voudrait. Europe1.fr vous présente les principales conclusions de l'enquête.

Peu de licenciements économiques. Si les plans de licenciements massifs ont souvent occupé la Une des médias depuis le début de la crise, ils ne représentent pourtant qu'une faible part du nombre de postes supprimés. "En réalité, seuls 10,8% des chômeurs indemnisés sont des licenciés économiques", souligne Pierre Cavard, directeur des études  et des analyses de l'Unedic. A l'inverse, 51 % des inscrits à Pôle Emploi le sont après un contrat court, un CDD ou une mission d'Intérim.

>> A LIRE AUSSI : Le nombre de chômeurs au plus haut

L'industrie, un secteur qui licencie moins que l'on croit. Là encore, c'est une idée reçue à laquelle l'Assurance chômage tord le cou. La désindustrialisation, thème récurrent de la classe politique, n'engendre pas de suppressions massives de postes.  Selon l'étude, seuls 11,7 % des chômeurs ont perdu leur emploi dans l'industrie manufacturière. Tandis que, 29 % d'entre eux travaillaient dans le commerce, les transports et l'hôtellerie et 19,4 % dans les services administratifs et de soutien.

La moitié des chômeurs en activité réduite. Signe de la précarisation de l'emploi, de plus en plus d'indemnisations concernent des individus qui ont un emploi à temps partiel, intérim, CDD ou toute autre forme de contrat précaire. Alors qu'ils étaient 100.000 en 1991, ils sont 1,2 millions vingt ans plus tard, soit la moitié des chômeurs indemnisés.

>> A LIRE AUSSI : Chômage, ces catégories (presque) oubliées

Des études longues, ça protège ? Enfin, l'étude confirme un point : si les études ne garantissent pas d'échapper au chômage, elles permettent au moins de diminuer le risque de perdre son emploi ou de ne pas en trouver. Selon l'Unedic, trois-quart des chômeurs indemnisés ont le bac ou moins.

Retrouvez l'étude complète de l'Unedic :