Plus de 330 salariés du spécialiste des photos en maternité Primaphot bientôt licenciés

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Plus de 330 salariés du spécialiste des photos en maternité Primaphot bientôt licenciés
Sur les 550 salariés actuellement chez Primaphot, seuls 211 vont être repris par le fonds d'investissements Chenavari de l'homme d'affaires Loïc Féry. Image d'illustration. @ DIDIER PALLAGES / AFP
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Sur les 550 salariés actuellement chez Primaphot, seuls 211 vont être repris par le fonds d'investissements Chenavari de l'homme d'affaires Loïc Féry.

Plus de 330 salariés de la société Primaphot, spécialiste des photographies en maternité, qui avait été placée en redressement judiciaire il y a un an, vont être licenciés à la suite de sa cession, a-t-on appris jeudi de source syndicale.

Une cession à 200.000 euros. Le tribunal de commerce de Nanterre a validé mercredi la cession, pour 200.000 euros, de l'entreprise au fonds d'investissements Chenavari de l'homme d'affaires Loïc Féry, président du FC Lorient, avec la participation de l'actionnaire actuel, le fonds Activa Capital, a précisé à l'AFP Bernard Ferrand, représentant FO des salariés. Le fonds Chenavari injectera en outre 5,7 millions d'euros et Activa Capital, 2,3 millions d'euros, selon la même source.

Plus de 300 salariés licenciés. Sur les 550 salariés, dont une majorité de photographes et de commerciaux répartis sur toute la France, "211 vont être repris", tandis qu'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) va être mis en oeuvre pour le licenciement économique de plus de 330 autres, a ajouté Bernard Ferrand. Parmi ces derniers, figurent notamment les 53 salariés du site de production de Nîmes (labo, service après-vente et stocks) qui va fermer, ainsi que 20 des 54 salariés du siège situé à Colombes (Hauts-de-Seine).

22 ans d'ancienneté. "Seule entreprise de France" dans son activité, grâce à un contrat avec les maternités, Primaphot comptait "encore 1.000 salariés en 2013", a indiqué le responsable syndical, "22 ans d'ancienneté" à son actif et dont le poste est supprimé. Selon lui, les difficultés de l'entreprise, viennent notamment des rachats successifs de sociétés concurrentes, sans réorganisation, et d'un défaut de gérance avec "cinq dirigeants successifs en l'espace de trois ans" nommés par l'actionnaire Activa Capital.

La TVA en cause. Le changement de TVA sur l'activité, passée de 5,5% comme sur les livres à 20%, est ensuite "venu aggraver la situation", a expliqué Bernard Ferrand. La période de redressement judiciaire a été mise à profit pour "harmoniser" les conditions d'emploi avec un nouveau contrat de travail, moins intéressant, proposé aux salariés, qui l'ont majoritairement, à 70%, refusé, a poursuivi le délégué syndical. Ce sont ceux qui l'ont signé qui sont repris, a-t-il dit. Pendant la même période, la dette a été ramenée de 80 à 24 millions d'euros en un an, après un accord avec les banques. "Je ne comprend pas qu'on puisse autoriser un fonds qui a mis la société dans un état pareil à abandonner ses dettes et revenir quand même", a-t-il ajouté, en référence au fonds Activa Capital.