Plans sociaux : l'avenir de grands noms français de l'industrie se joue cette semaine

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Les salariés de Kindy, Tati ou Williams Saurin seront fixés sur leur avenir cette semaine avec un risque de potentiels licenciements.

Chez Kindy, les salariés sont résignés. Le fabricant de chaussettes et de chaussures pour enfants va être démantelé. Les offres seront examinées mardi au tribunal de Beauvais. Des repreneurs sont intéressés soit par les chaussettes, soit par les chaussures, mais aucun ne s'est positionné pour l'ensemble du groupe et c'est la moitié des 160 emplois qui devrait disparaître.

La vie d'un village menacée. Nathalie Crouzet, la patronne de Kindy, reconnaît une période très compliquée : "Ce qui est difficile c'est de ne pas pouvoir le partager. Les gens qui ne partagent pas ce que l'on vit nous, actuellement, ne peuvent pas comprendre. On a des familles qui sont concernées. Le pôle chaussettes Moliens, c'est la vie d'un village qui est menacée." Mardi, les salariés se mobiliseront devant le tribunal.

Pour Tati, c'est compliqué aussi. Ce sera le cas dès lundi pour les salariés de Tati. Là aussi des repreneurs sont intéressés et les offres devaient être examinées lundi, mais le tribunal a reporté l'audience au 19 juin. Et chez Tati également, tous les magasins et tous les emplois ne pourront pas être sauvés.

Les emplois chez William Saurin a priori sauvés. Chez William Saurin, la vente par pôle se précise. Lundi, les offres pour le pôle charcuterie d'un côté, et pour le pôle pâtes fraîches de l'autre, seront examinées. Contrairement à Kindy et Tati, chez William Saurin tous les emplois devraient être préservés.