Plan social chez Pernod-Ricard : 100 postes supprimés en France

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Plan social chez Pernod-Ricard : 100 postes supprimés en France
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EMPLOI - Pernod-Ricard a annoncé un plan social qui supprime 900 postes dans le monde, dont 100 en France.

En février, Pernod-Ricard avait déjà annoncé un plan d’économies de 150 millions d’euros. La conséquence directe, c’est l’annonce jeudi de la suppression de 900 postes dans le monde, dont une centaine dans l’Hexagone. Le numéro deux mondial des spiritueux fait face à un climat économique difficile.

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Des difficultés en Asie. Ce plan social répond à une situation de marché difficile en Chine où la politique anti-corruption a freiné les ardeurs d’achats en cognac des dirigeants. Les ventes de Pernod-Ricard ont chuté dans ce pays de 23% en un an. En Thaïlande où il y a «une actualité très, très difficile», «l'activité a été divisée par deux, nous réduisons les effectifs par deux» a annoncé Pierre Pringuet, le directeur général. Le Venezuela est aussi touché par les suppressions de postes.

Des restructurations en France. Le siège de Pernod à Créteil va perdre 130 emplois au profit du siège de Ricard à Marseille qui "va voir croître ses effectifs" de 60 personnes, ce qui fait au final, un "impact net largement inférieur à 100 personnes", a détaillé Pierre Pringuet. Les personnes qui perdront leurs postes à Créteil seront encouragées à aller justement à Marseille, lieu de création du pastis. 

Marseille, capitale de Pernod-Ricard. Il faut « maximiser » selon Pierre Pringuet. Par exemple à Marseille, le groupe compte mutualiser ses fonctions (finances, administration des ventes et ressources humaines) entre Ricard et Pernod, "tout en maintenant deux réseaux de distribution séparés". La restructuration fera donc de la cité phocéenne le "centre administratif et financier" des deux boissons anisées. 

Le plan, baptisé Allegro, a déjà permis au groupe d'économiser 30 millions sur l'année achevée fin juin.

Des propositions « minimalistes » selon l’intersyndicale. La plupart des suppressions de postes ont déjà été effectuées, sauf en France où le chiffre définitif n'est pas encore arrêté, dans le cadre de discussions avec les syndicats qui doivent s'achever en novembre. 

"L'impact sur l'emploi est minimisé par la direction" et les premières propositions sur la table sont "minimalistes", a réagi dans un communiqué l'intersyndicale de l'entreprise.  

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