Pentecôte : qui chôme, qui bosse ?

  • A
  • A
Pentecôte : qui chôme, qui bosse ?
Dans l'aéronautique, les sous-traitants devraient travailler le lundi de Pentecôte.@ MAXPPP
Partagez sur :

ENQUÊTE E1 - Deux tiers des salariés chôment, la journée de solidarité étant fixée de manière aléatoire.

Un jour férié comme les autres. Qui travaille, qui reste chez soi en ce lundi de Pentecôte ? La question se pose depuis qu'en 2004, le gouvernement Raffarin a décidé d'en faire une journée de solidarité. Ce jour, travaillé mais non rémunéré, a pour objectif de rapporter 2 milliards et demi d'euros destinés notamment la construction des maisons de retraite. Mais finalement, après quatre ans d'imbroglio, le lundi de Pentecôte est redevenu un jour férié comme les autres. Quant à la journée de solidarité, les entreprises sont libres de la fixer quand elles le souhaitent (sauf le 1er mai). Certains employeurs choisissent de supprimer un jour de congé ou un RTT à leurs employés, d'autres de l'offrir à ces derniers.

>> LIRE AUSSI : Combien pour la journée de solidarité?

Une journée de solidarité pour peu de salariés. Combien d'employeurs ont conservé le lundi de Pentecôte comme journée de solidarité ? Europe 1 a demandé au groupe d'intérim Randstad de regarder ses tableaux de service au niveau national. Il en ressort que peu de gens se rendent au travail lundi. L'activité est divisée par deux en France et les deux tiers des salariés vont rester chez eux.

Qui est à l'arrêt ? Le secteur de l'industrie et du BTP, plus gros contingents d'ouvriers, est en très grande partie à l'arrêt. Dans l'automobile, l'agro-alimentaire, la chimie et la métallurgie, les usines ferment aujourd'hui, tout comme les entreprises de travaux publics, dépendante de la circulation des poids lourds, interdite lundi. Par ailleurs, les grandes sociétés multinationales ont imposé une journée de repos obligatoire aujourd'hui.

Qui travaille ? De manière générale, ce sont plutôt les PME qui ont fixé la journée de solidarité en ce lundi de Pentecôte. Il y a également une exception de taille dans l'industrie : l'aéronautique. Chez Airbus ou Eurocopter, les carnets de commandes sont pleins et les sous-traitants de ces constructeurs devraient travailler. Du côté des électriciens et des plombiers, 4 artisans sur 5 sont au travail. Surtout, ce sont dans les services que l'on travaille le plus comme dans les grandes surfaces, les aéroports et les activités de nettoyage.