Paris soutient Athènes mais temporise

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Paris soutient Athènes mais temporise
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Il a reçu samedi le Premier ministre grec pour faire le point sur le plan de sauvetage.

Plus conciliant que la chancelière allemande Angela Merkel, François Hollande a néanmoins envoyé le même message à la Grèce : la zone euro ne lâchera pas Athènes mais seulement si le nouveau gouvernement poursuit sans ralentir ses réformes.

"La Grèce est dans la zone euro et la Grèce doit rester dans la zone euro. Ensuite, elle doit faire la démonstration, encore, de la crédibilité de son programme et de la volonté de ses dirigeants d'aller jusqu'au bout", a ainsi le président français, à l'issue de sa rencontre à l'Elysée avec le Premier ministre grec Antonis Samaras.

La Grèce fait la tournée des capitales européennes

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© REUTERS

 Après Berlin, Antonis Samaras s'est rendu samedi à Paris pour continuer sa tournée diplomatique motivée par un objectif : obtenir un délai supplémentaire de deux ans, jusqu'en 2016, pour effectuer les réformes demandées par la troïka UE-FMI-BCE en échange de son aide financière. "Nous ne demandons pas plus d'argent mais du temps pour respirer", avait-il d'ailleurs plaidé vendredi à Berlin.

François Hollande a bien entendu les doléances de la Grèce et "salué les efforts que les Grecs avaient engagés, douloureusement, depuis deux ans et demi", reconnaissant qu'il s'agit de faire "en sorte que ce soit supportable pour la population".

La France attend le prochain point d'étape

De là à accorder un nouveau répit à la Grèce, il  a un pas que François Hollande s'est bien gardé de franchir. Comme la chancelière allemande, le président de la République a répété que les partenaires européens de la Grèce attendraient le rapport de la troïka des créanciers de la Grèce (UE, BCE, FMI) avant que l'Europe ne fasse "ce qu'elle doit" pour aider davantage la Grèce. "Le plus tôt sera le mieux" pour prendre des décisions, "c'est-à-dire après le rapport de la troïka au Conseil européen du mois d'octobre", a-t-il insisté.

En écho au président français, Antonis Samaras l'a assuré "que la Grèce y arriverait", enchaînant: "elle restera dans la zone euro et elle pourra jouer un rôle important dans l'Union européenne". Une déclaration de bonne intention que le reste de la zone euro entend néanmoins avec scepticisme, la Grèce ayant déjà fait faux bonds à plusieurs reprises. L'Union européenne préfère donc attendre du concret, c'est-à-dire les chiffres de la troïka, pour répondre aux demandes d'Athènes.

Ce ballet diplomatique de rentrée qui vise une nouvelle fois à contenir la crise de la zone euro se poursuivra avec les visites du président français à Madrid jeudi et à Rome, le 4 septembre, tandis que le président du Conseil italien, Mario Monti, est attendu à son tour mercredi à Berlin.