Panama Papers : Société Générale va poursuivre en diffamation Jean-Luc Mélenchon, Jérôme Kerviel et David Koubbi

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Panama Papers : Société Générale va poursuivre en diffamation Jean-Luc Mélenchon, Jérôme Kerviel et David Koubbi
La Société Générale a annoncé jeudi son intention de porter plainte contre Jean-Luc Mélenchon, Jérôme Kerviel et David Koubbi.@ ERIC PIERMONT / AFP
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Citée dans l'enquête des "Panama Papers", la Société Générale a annoncé jeudi qu'elle allait poursuivre Jean-Luc Mélenchon, Jérôme Kerviel et son avocat David Koubbi en diffamation.

Société Générale va poursuivre en diffamation le dirigeant du Parti de Gauche Jean-Luc Mélenchon, ainsi que son ex-employé Jérôme Kerviel et son avocat David Koubbi, jugeant qu'ils ont tenu des propos "calomnieux" à son encontre dans l'affaire "Panama Papers".

Quelles sont les phrases incriminées ? Jean-Luc Mélenchon a notamment affirmé jeudi matin sur France Info que les dirigeants de la banque étaient des "menteurs" qui devaient "être châtiés", tandis que Jérôme Kerviel avait déclaré que Société Générale était "multirécidiviste des infractions". Son avocat, David Koubbi, avait quant à lui expliqué que "la Société Générale est dans une nasse judiciaire, elle est protégée".

"Propos calomnieux". "Les propos calomnieux tenus à l'encontre de Société Générale et ses dirigeants par M. Mélenchon et les membres du comité de soutien de Jérôme Kerviel qui, il faut le rappeler, a été condamné au pénal à plusieurs reprises pour faux et usage de faux et abus de confiance, sont, non seulement intolérables et inacceptables pour la Société Générale et pour ses 145.000 salariés, mais surtout relèvent de la diffamation", indique la banque dans un communiqué. "Société Générale ne laissera pas proférer de telles accusations à l'encontre de l'entreprise et de ses dirigeants et a donc donné instruction de lancer les actions judiciaires en diffamation à l'encontre de M. Mélenchon, M. Koubbi et M. Kerviel ainsi que de toute personne qui proférerait de tels propos", ajoute-t-elle.

Société Générale fait partie des banques mentionnées dans l'affaire "Panama Papers" pour avoir ouvert pour le compte de clients 979 sociétés offshore en faisant appel au cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca en une quarantaine d'années. La banque française s'est déjà défendue en indiquant que quelques dizaines de sociétés offshore créées pour ses clients via Mossack Fonseca étaient encore en activité et qu'elles étaient gérées de façon "totalement transparente". Mercredi, son directeur général Frédéric Oudéa était monté au créneau en dénonçant "les amalgames et les inexactitudes" dans ce dossier.