Olympia aurait dû proposer un job en Roumanie à ses ex-salariés

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Olympia aurait dû proposer un job en Roumanie à ses ex-salariés
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Le fabricant français de chaussettes Olympia a été condamné à verser 2,5 millions d'euros à 47 salariés licenciés. Motif de la condamnation : ne pas avoir proposé à ses salariés un reclassement en Roumanie. Selon la direction, cette décision "pourrait signer l'arrêt de mort" de l'entreprise.

C'est une décision a priori surprenante : la cour d'appel de Reims a condamné, la semaine dernière, le fabricant de chaussettes Olympia à une amende de 2,5 millions d'euros, pour ne pas avoir proposé à 47 salariés licenciés de son usine de Romilly-sur-Seine, dans l'Aube, un reclassement ... en Roumanie.

Les faits remontent à la fin de l'année 2005. Pour faire face à "la déferlante des importations chinoises", Olympia met en oeuvre un plan social. Et, "en plein accord avec le comité d'entreprise", décide de ne pas proposer "de reclassements indignes dans son usine de Roumanie au salaire de 110 euros par mois".

Mais certains salariés ne l'entendent pas ainsi. Ils attaquent leur ancien employeur, et la justice leur donne raison une première fois, devant un tribunal des prud'hommes. Olympia fait appel, mais rien n'y fait : "il y a une obligation de reclassement dans le groupe en France et à l'étranger, quelles que soient les conditions" justifie leur avocat.

La direction affirme que la confirmation de la condamnation par la cour d'appel de Reims menace la survie de l'entreprise et les 296 emplois restants sur le site. "On commençait à voir le bout du tunnel [...]. On ne peut pas payer. On n'a pas le premier sou", déplore la présidente de l'entreprise, Catherine Rambaud. Selon elle, Olympia prépare un pourvoi en cassation qui ne la dispensera pas du paiement des dommages et intérêts.