OGM : des zones "dédiées" pour éviter les mélanges

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OGM : des zones "dédiées" pour éviter les mélanges
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Des équipes de chercheurs ont défendu mardi à Paris la création de "zones dédiées" aux cultures OGM. Un principe, dont les modalités restent à définir, mais qui serait le seul à même de limiter la dissémination.

Avec ou sans OGM : la coexistence entre ces deux types de culture en Europe ne peut être possible "qu'en employant de grandes distances d'isolement ou dans des zones dédiées de production ". C’est la conclusion à laquelle sont parvenues deux cents équipes de recherches qui ont travaillé sur le sujet pendant près de cinq ans au sein du programme européen.

Le point de départ de leur réflexion : "la production d'OGM augmentant dans le monde, de nombreux incidents de dissémination involontaire d'OGM ont pu être constatés ces dernières années". En cause : les impuretés des semences, une pollinisation croisée ou encore la contamination via les machines agricoles.

Reste à définir dans quelles conditions ces "zones dédiées" pourraient être mises en place. Seraient-elles réservées aux cultures génétiquement modifiées ou au contraire aux cultures traditionnelles ? Quelles seraient la taille de ces zones ? "Certaines plantes peuvent se disséminer sur 30 km", explique Yves Bertheau, chercheur à l’Institut français de recherche agronomique. Dernière difficulté : la nature des "barrières" à mettre en place pour éviter toute contamination.

Cette question de la coexistence des champs OGM et non-OGM est au coeur du débat en cours au sein de l'Union européenne dont six Etats membres, notamment la France, ont déclenché une clause de sauvegarde suspendant la culture du maïs MON810. Une application directe du principe de précaution.