Nos banques sont désormais "européennes"

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Nos banques sont désormais "européennes"
La banque centrale européenne exercera à compter de 2014 un contrôle sur les banques@ Ralph Orlowski / Reuters
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Les ministres des Finances européens ont trouvé un terrain d'entente pour la supervision bancaire

L'info. Les ministres des Finances de l'Union européenne ont trouvé un accord cette nuit pour mettre en place une supervision unique de leurs banques. Concrètement, cela ne change rien pour le moment pour les consommateurs européens mais c'est une première étape vers une union bancaire européenne destinée à restaurer la confiance dans l'Europe.

>> Pour Axel de Tarlé, cet accord permet de restaurer la confiance dans des banques devenues "européennes" :



Union bancaire européennepar Europe1fr

Comment ça marche. La Banque centrale européenne (BCE) supervisera directement les plus grandes (celles dont les actifs sont supérieurs à 30 milliards d'euros ou représentent plus de 20% du PIB du pays). Soit 200 banques. Les autres établissements resteront surveillés par les autorités nationales mais la BCE aura la possibilité d'intervenir dès qu'elle l'estime nécessaire. Le mécanisme sera opérationnel le 1er mars 2014 mais la BCE pourra auparavant intervenir pour recapitaliser une banque dès qu'elle le juge nécessaire.

Qui est concerné ? Le mécanisme, qui concernera dans un premier temps les 17 membres de la zone euro, a vocation à s'ouvrir ensuite aux autres pays de l'Union européenne qui le souhaiteraient. Au final, seuls trois pays de l'UE ont fait savoir qu'ils ne souhaitaient pas en faire partie : le Royaume-Uni, la Suède et la République Tchèque.

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© REUTERS

Un accord "d'une valeur inestimable". Les dirigeants européens se sont félicités à l'unisson de cet accord, une étape supplémentaire dans la construction européenne où tous les pays membres ont trouvé leur compte. "Pierre par pierre, nous sommes en train de résoudre la crise de la zone euro", s'est réjoui le ministre français de l'Economie Pierre Moscovici. Côté allemand, la chancelière Angela Merkel a salué un accord "une valeur inestimable". Même si son pays refuse de participer au mécanisme, le ministre britannique des Finances George Osborne évoque "une issue positive pour l'ensemble de l'Union européenne", estimant que les intérêts du Royaume-Uni sont "protégés". "C'est un cadeau de Noël pour nous, mais aussi pour toute l'Europe", a de son côté déclaré le ministre chypriote des Finances, Vassos Shiarly, dont le pays a obtenu une aide européenne en novembre dernier précisément pour aider ses banques malmenées par la crise grecque.