Menace de plan social chez Happychic : blocage d'un entrepôt à Wattrelos

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Menace de plan social chez Happychic : blocage d'un entrepôt à Wattrelos
La CGT est, avec FO, à l'origine de la mobilisation. (image d'illustration)@ JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP
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Des salariés du groupe Happychic, qui détient notamment l'enseigne de prêt-à-porter Jules, bloquaient un entrepôt lundi dans le Nord contre la menace d'un plan social. 

Des syndicalistes du groupe de prêt-à-porter Happychic, qui appartient à la galaxie Mulliez, bloquaient lundi l'entrepôt de Wattrelos, dans le Nord, de la marque Jules pour protester contre une menace de plan social. Selon Ludovic Delhaye, délégué CGT chez Happychic (enseignes Jules, Brice, Bizzbee et Gentle Factory), une quarantaine de personnes empêchaient depuis 4 heures du matin les camions de livrer et de récupérer la marchandise destinée à alimenter les magasins Jules. Il étaient une vingtaine en début d'après-midi, déployant une banderole "licenciements abusifs honteux".

Menace d'un plan social. "La direction ne nous informe de rien, alors que nous craignons un plan social qui pourrait porter sur 500 emplois", affirme Ludovic Delhaye. "Nous sommes dans l'attente d'une réunion entre direction et actionnaires le 10 juillet, à l'issue de laquelle, huit jours plus tard, pourrait être présenté le plan social aux salariés", ajoute Nadia Ferrante, déléguée FO. "Nous protestons aussi contre la décision annoncée par la direction en comité d'entreprise le 28 juin de mettre fin à l'accord de mobilité", qui octroyait des compensations financières aux salariés refusant d'être mutés en cas de fermeture de magasin.



"La situation n'est pas facile". "Il est normal que les représentants syndicaux et des instances représentatives du personnel soient inquiets, la situation n'est pas facile et l'attente paraît toujours interminable dans ces cas-là", a expliqué de son côté la direction, précisant que les salariés étaient "régulièrement informés" et que les "informations continu(ai)ent d'être réunies" en vue d'une future restructuration. Le groupe a d'ores et déjà annoncé la fermeture de treize magasins des enseignes Jules, Brice et Bizzbee d'ici la fin 2018. Cette action lundi, conduite par la CGT, FO et le syndicat d'entreprise Ensemble, intervient après une grève des 43 salariés de l'entrepôt Brice du Mans le 25 juin, dont le bail n'a pas été renouvelé, signe d'une disparition prochaine selon les syndicats. Happychic compte 740 magasins dans 17 pays, pour 720 millions d'euros de chiffre d'affaires et 4.000 collaborateurs, dont 2.600 salariés en France, selon les chiffres de la direction.