Manifestations d'agriculteurs en Bretagne : une facture de 5 millions d'euros

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Manifestations d'agriculteurs en Bretagne : une facture de 5 millions d'euros
Les manifestations d'agriculteurs ont coûté environ cinq millions d'euros.@ NICOLAS TUCAT / AFP
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Les dégâts causés par les nombreuses manifestations agricoles qui ont agité la Bretagne depuis 2015, en particulier sur le réseau routier, ont été estimés à 5 millions d'euros.

Les manifestations d'agriculteurs, qui ont bloqué les routes en Bretagne à de multiples reprises depuis près d'un an, à grand renfort de feux et de déversements de déchets, ont coûté environ cinq millions d'euros, a annoncé vendredi le préfet de la région.

Des manifestations exceptionnelles. Patrick Strzoda, en visite dans un centre de la Direction interrégionale des routes de l'Ouest (Diro) à Pleumeleuc, près de Rennes, a rappelé l'"ampleur exceptionnelle" de ces manifestations qui ont débuté en mai 2015. "Pour la journée du 27 janvier (2016), il y avait 27 sites en même temps qui étaient bloqués sur le réseau routier national breton", a-t-il noté. Selon les services de l'État, les coûts directs des manifestations ont été évalués à "cinq millions d'euros de dégâts sur le réseau routier en Bretagne", dont 2,5 millions de prestations passées par la Diro à des entreprises externes pour la commande de nouvelles glissières de sécurité, la réfection des chaussées (400.000 euros), ou encore les panneaux de signalisation qu'il a fallu changer (70.000 euros). Mais surtout "il y a 1,8 million pour l'enlèvement et le traitement des déchets. Dans les déchets il y avait de l'amiante, des pneus, du fumier mais aussi des produits chimiques", a expliqué Frédéric Léchelon, directeur de la Diro.

2,2 millions d'euros à la charge des collectivités. À Guingamp (Côtes-d'Armor) "ils avaient déversé de l'huile de vidange en quantité dans les fossés", relève Frédéric Léchelon. Actuellement des tas de déchets sont encore visibles sur le bord des routes de ce département, où il y a eu le plus d'amiante et de produits chimiques déversés. "On les enlèvera avant l'été", a précisé le directeur. Sur ce total de cinq millions d'euros, 2,8 sont à la charge de l'État, les 2,2 autres millions à celle des collectivités. A Arzal (Morbihan), où les agriculteurs étaient restés plusieurs jours fin janvier sur la RN165, les travaux de réfection ne se sont terminés qu'il y a 15 jours. "Pendant un mois et demi la route n'a été que partiellement ouverte", a souligné Frédéric Léchelon.

Grande distribution. Quant aux dégâts liés aux nombreuses manifestations contre la grande distribution, un chiffre sera disponible prochainement "de tout ce qui a été volé, de tout ce qui a été détruit dans les centres, et de tout ce qu'il a fallu détruire parce que ça a été souillé", a prévenu le préfet.