Macron lâche du lest sur le PTZ

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Face aux craintes des professionnels du bâtiment, Emmanuel Macron est revenu sur la suppression du prêt à taux zéro dans les zones moins peuplées.

Après les critiques qui ont accompagné la présentation du plan logement, Emmanuel Macron lâche du lest. Le président de la République a visité les professionnels de la construction aux 24 heures du bâtiment, un grand événement organisé à Paris par le secteur. L'occasion d'annoncer notamment que le prêt à taux zéro ne serait finalement pas supprimé dans les zones les moins peuplées.

Un PTZ au rabais. Le "PTZ" devait être maintenu uniquement dans les zones tendues, c'est à dire dans les grandes villes. Une décision qui avait créé une fronde du côté des maires ruraux notamment. À leurs yeux, plus personne n'aurait voulu construire une maison par exemple dans ces petites villes, si le prêt à taux zéro venait à disparaître.

Du coup, le PTZ fait son grand retour... Mais il sera plus ou moins avantageux. Dans les villes où la situation du logement est très tendue on pourra toujours emprunter à taux zéro 40% de la valeur du bien. En revanche, ce plafond devrait être ramené à 20% dans les zones moins tendues. Des discussions vont avoir lieu dès la semaine prochaine pour définir clairement les modalités.

Sursis pour le crédit d'impôt. Un peu de lest a également été lâché aussi sur le crédit d'impôt qui accompagne changements de fenêtres et portes. Le dispositif devait s'arrêter brutalement d'ici quelques mois. Le retrait va se faire progressivement et le soutien à certains travaux comme le double vitrage, qui permet de grosses économies d'énergie, pourrait être plus ou moins maintenu. Les différents acteurs vont se laisser un peu de temps pour trancher.

"Le président a entendu nos arguments"

Jacques Chanut, président de la Fédération française du bâtiment, est soulagé par les annonces d'Emmanuel Macron. "Il n'y avait plus rien de prévu en PTZ dans les zones rurales. Or là il nous a confirmé qu'il avait entendu notre discours et nos arguments pour maintenir un PTZ dans ces zones-là", a-t-il expliqué au micro d'Europe 1. "Certes, il a été divisé par deux mais en tout cas il y a toujours un système d'accompagnement de ces jeunes qui veulent pouvoir acheter et vivre au pays, comme on dit." À ses yeux, "on est passé près de la catastrophe".