Ma petite entreprise connaît la crise

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Ma petite entreprise connaît la crise
@ MaxPPP
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ENQUÊTE E1 - Plus une entreprise est modeste et plus elle est fragile face à la crise.

L’INFO. Nouvelle journée clé pour Michel Sapin. Les chiffres du chômage pour le mois de juin vont en effet être connus mercredi, et le ministre du Travail espère bien qu’ils confirmeront la bonne surprise du mois dernier, quand seulement 100 nouveaux demandeurs d’emplois avaient été recensés. Mais avant d’en savoir plus, une enquête d’Europe 1 menée auprès des artisans démontre d’ores et déjà une chose : plus on est une petite entreprise et plus on est fragile face à la crise.

Les artisans en difficulté. La crise n’épargne personne, et encore moins les artisans dont le chiffre d’affaires ne cesse de baisser depuis 18 mois. Parmi les secteurs les plus touchés, on retrouve d’abord les entreprises du BTP, suivies par l'hôtellerie-restauration et l'alimentation. La conséquence logique : des emplois sont supprimés un peu partout. Dans le BTP, on craint 40.000 chômeurs de plus d’ici la fin de l'année. C'est dans le Nord, la Picardie et en Normandie que le recul du chiffre d'affaires est le plus net pour les artisans.

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Les petites entreprises sont les plus touchées. C'est ce que constate, impuissant, le président de l'Union des Professionnels de l'Artisanat, Jean-Pierre Crouzet (photo), au micro d’Europe 1 : "on a le couteau sous la gorge parce qu’il y a des salaires à servir, des obligations à rendre et il faut trouver du travail. Ce n’est pas facile, on voit bien qu’il y a une baisse d’activité qui est générale. Ces entreprises doivent se battre davantage dans la mesure où elles se doivent d’assurer une masse salariale."

Problème à la revente. Il est un autre souci qui fragilise les petites entreprises artisanales. Confrontés à une situation économique qui ne s’améliore pas, quelque 30.000 petits patrons cherchent en effet à vendre leur activité chaque année. Mais un tiers d’entre eux ne trouvent pas preneur et doivent déclarer la cessation de leur activité. Une situation qui s’accompagne en outre d’un pessimisme ambiant : un tiers des artisans estiment en effet que les choses vont encore se dégrader dans les prochains mois.