L'ouverture temporaire d'Uber dans des villes balnéaires n'est pas du goût des taxis

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Des chauffeurs privés parisiens mais aussi de France et d’Europe sont incités par la société Uber à se déplacer là où le client passe ses vacances. Les taxis crient à la concurrence illégale.

Des pavés à la plage. La société Uber vient d’écrire à une quinzaine de municipalités - essentiellement des cités balnéaires - pour leur indiquer l’ouverture temporaire du service dans leur ville. Des chauffeurs privés parisiens, mais aussi des VTC de toute la France et d’Europe, sont incités à se déplacer là où les clients passent leurs vacances comme à Juans-les-Pins, à la Baule ou à Antibes.

"Pour nous, c'est insupportable". Mais cela n'est pas du goût des taxis. Derrière leurs volants, ils pestent contre cette concurrence qu'ils jugent illégale. "Pour nous, c'est insupportable. On vient nous piquer notre travail et surtout on vient piétiner la législation, la réglementation", déplore Jean-Pierre Romana, le président du groupement des taxis antibois. "Au moment où l'on va pouvoir engranger pour l'hiver, vous avez cet armada qui arrive pour pouvoir se payer la pizza ou le repas du soir. Ils vont aller travailler quelques heures et faire quelques courses. Dans quelle autre profession voit-on ça ?" s'indigne-t-il.

"Cela permet de gagner beaucoup plus". Pour Laurent, chauffeur privé à Paris, cette ouverture temporaire du service d'Uber dans certaines villes balnéaires est une aubaine. Il a choisi de passer quinze jours sur la Côte d'Azur. "Je passe la journée à travailler et le soir ça me permet de sortir, de profiter, de passer des vacances. J'ai des amis qui font la même chose et le soir on se rejoint", explique-t-il.

Un perte pour les taxis. "Cela permet de gagner beaucoup plus car il y a beaucoup de touristes", ajoute-t-il. En moyenne, cela représente une centaine d'euros par jour et par Uber. Selon les taxis, la perte, risque donc d'être énorme. Leurs représentants demandent à l'État d'intervenir et de multiplier contrôles et sanctions.