Livraisons à domicile : "Amazon est un partenaire, pas un concurrent", assure le président de Monoprix

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Monoprix s'est associé au géant mondial du commerce en ligne pour des livraisons expresses en Île-de-France. "Une chance", estime sur Europe 1 le président du groupe français, Régis Schultz.

INTERVIEW

6.000 références, dont 1.500 des marques Monoprix : depuis mercredi matin, le géant mondial du commerce Amazon livre les produits de l'enseigne française à ses clients franciliens. "Pour l'heure, on fait mieux que nos objectifs, avec beaucoup de clients satisfaits. C'est presque notre premier magasin de France" en termes de chiffre d'affaires, s'est félicité quelques heures après le lancement le président de Monoprix, propriété du groupe Casino, Régis Schultz, dans l'interview éco d'Emmanuel Duteil sur Europe 1.

Environ 8% de commission pour Amazon. Aux sceptiques qui considèrent que Monoprix a invité le loup Amazon dans la bergerie de la grande distribution française, Régis Schultz répond que le géant américain "n'est pas un concurrent mais un partenaire" de l'enseigne française. "C'est une chance de travailler avec le leader mondial du commerce", avance le dirigeant, alors que son groupe vient de se renforcer sur le numérique avec le rachat du site d'e-commerce Sarenza, un accord avec le e-commerçant britannique Ocado et même la refonte de son site.

Entendu sur Europe 1
"On va suivre l'extension de Prime dans les grandes villes françaises"
Régis Schultz, président de Monoprix

Concrètement, Monoprix prépare les commandes et Amazon en assure la livraison à domicile. Dans l'opération, la firme de Jeff Bezos touche environ 8% du panier du client. Pour l'heure, seuls les clients d'Île-de-France qui ont souscrit à Amazon Prime (5,99 euros par mois) sont les bénéficiaires de ce service, qui permet de recevoir ses courses dans les deux heures, contre quatre heures avant le lancement du service qu'Europe 1 vous avait révélé en exclusivité.

Bientôt dans les autres grandes villes françaises ? Mais Monoprix veut s'étendre et "suivre l'extension de Prime" dans les grandes villes françaises, affirme Régis Schultz, conscient qu'il y a pour l'heure "beaucoup de clients jaloux des Parisiens". Aucune date n'est avancée.


Magasins condamnés à fermer à 21 heures : vers un pourvoi en cassation

La cour d'appel a enjoint vendredi une cinquantaine de magasins parisiens Monoprix à ne pas employer de personnel à 21 heures. Un coup dur pour son président, qui parle de "clients très tristes" et de "1.600 salariés qui voient leur pouvoir d'achat amputé". En réponse, le pourvoi en cassation pour contester cet arrêt "semblerait être la voie évidente" aux yeux de la direction, qui précise ne pas avoir encore pris sa décision.