Licenciés, ils doivent former leurs successeurs polonais

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Licenciés, ils doivent former leurs successeurs polonais
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Des salariés français dont le service va être délocalisé en Pologne vont devoir former leurs successeurs.

L’INFO. Les salariés vivent très mal cette décision. Des employés français du groupe Newell Rubbermaid, qui possède les marques de stylos Waterman, Reynolds et Parker, en cours de licenciement, ont appris qu’ils allaient devoir former leurs successeurs polonais. Au total, une trentaine de salariés sont concernés par cette mesure, selon les informations d’Europe 1.

Délocalisation en Pologne. C’est en février que ces salariés du groupe américain ont appris leur licenciement et la délocalisation du service clients en Pologne. Répartis entre Saint-Herblain, près de Nantes, et Malissard, dans la Drôme, ils ont aussi eu la surprise de se voir demander de former les Polonais, qui doivent venir en France pendant deux semaines en novembre prochain.

"Révoltant et humiliant". Pour Jacqueline Morisson, de la CGT, la décision de la direction est "révoltante et humiliante". "Les salariés ont l’impression qu’ils sont bons à rien", souligne-t-elle au micro d’Europe 1, prévenant que la formation des Polonais s’annonce "difficile". "Ça risque d’être tendu. Les Polonais aussi risquent d’être gênés, sachant qu’ils vont prendre le poste de camarades français", poursuit-elle. "On comprend que les salariés soient complètement déboussolés", abonde de son côté Thierry Cormerais, délégué central de la CFDT.

Une prime de 1.000 euros. "Certains [salariés] sont contre, ils font de la rétention de formation", ajoute Thierry Cormerais, pour qui "quand vous êtes dos au mur, il n’y a que l’argent qui peut compenser". Mercredi, la direction de Newell Rubbermaid a accepté le versement d’une prime de 1.000 euros aux salariés-formateurs.