L'Etat au secours d'EDF : "Il n'y a pas d'inquiétude à avoir, EDF gagne de l'argent

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Après le renflouement d'EDF par l'Etat, son PDG Jean-Bernard Lévy a tenu lundi sur Europe 1 à rassurer sur la situation du groupe français. 

INTERVIEW

EDF est-elle une entreprise en péril ? "Pas du tout", affirme ce lundi le PDG du groupe Jean-Bernard Lévy sur Europe 1. La semaine dernière, l'Etat est pourtant venu au secours du groupe avec une enveloppe de 3 milliards d'euros dans le cadre d'une augmentation de capital de 4 milliards d'euros. 

Une augmentation de capital "pour investir". "EDF est une entreprise qui se porte bien, mais c'est une entreprise qui a beaucoup d'investissements à faire", appuie Jean-Bernard Lévy. "Nous avons la nécessité de continuer à nourrir une forte ambition pour la France et notamment dans les énergies renouvelables et dans le nucléaire. Nous avons besoin d'une augmentation de capital pour ces investissements d'avenir", explique le PDG qui reconnaît "un endettement élevé" de l'entreprise. 

"EDF gagne de l'argent". Face à cette situation, les Français doivent-ils s'attendre à une hausse des tarifs de l'électricité ? Jean-Bernard Lévy rappelle que "l'augmentation de capital n'a rien à voir avec les hausses de tarif. Les hausses de tarif, ce n'est pas EDF qui les décide". EDF ne peut pas décider d'une augmentation de l'électricité pour renflouer ses caisses, mais pour le PDG du groupe "il n'y a pas d'inquiétude à avoir. EDF est une entreprise qui gagne de l'argent". 

Pas de nouvelles suppressions de postes. Jean-Bernard Lévy reconnaît par ailleurs que l'entreprise devra réduire ses coûts, mais pas sur sa base salariale. "Nous n'irons pas plus loin dans les baisses d'effectifs que ce qui a déjà été présenté aux partenaires sociaux en janvier", assure-t-il. Le groupe avait annoncé la suppression de 3.500 postes d'ici 2018 ainsi qu'une coupe dans ses dépenses. "Nous ferons en sorte que les efforts soient partagé, il est normal qu'EDF réduise son train de vie", appuie-t-il.