Les TGV low cost bientôt sur les rails

  • A
  • A
Les TGV low cost bientôt sur les rails
Les TGV low cost arrivent sur les rails. La SNCF lance en effet "OUIGO", sa nouvelle marque à bas coût, la semaine prochaine.@ DR
Partagez sur :

VIDEO - Nouveau design mais offre amoindrie : les futurs billets sont en vente dès mardi.

Le rendez-vous. Les TGV low cost arrivent bientôt en gare. La SNCF lance en effet "OUIGO", sa nouvelle marque à bas coût, la semaine prochaine. Les billets seront mis en vente sur internet dès mardi à 16h, pour des voyages dès le 2 avril prochain. Quel type d'offre sera présenté ? Avant-première.

>> À lire : Trains low cost, est-ce "le rêve" ?

Un prix, sept dessertes. OUIGO va proposer des billets à 25 euros, pour des voyages sur l'axe Paris, Lyon, Marseille ou Montpellier et desservant également les gares d'Avignon, Valence et Nîmes. Pour Paris et Lyon, le départ sera prévu en banlieue, à partir de Marne la Vallée et de Saint-Exupéry.

Une offre revue à la baisse. Sur le quai, huit contrôleurs accueilleront les voyageurs en jean et polo bleu. Il devrait également y en avoir au moins deux par train. Mais ils ne proposeront aucun service : exit les "voitures bar" donc. Un seul bagage sera autorisé, à la condition qu'il rentre sous le fauteuil. Pour les grosses valises, il faudra payer un supplément. Idem pour disposer d'une prise électrique. En outre, les premières classes n'existeront pas, car tout a été fait pour mettre le maximum de voyageurs dans les voitures. Les voyageurs doivent donc s'attendre à avoir moins de place pour les jambes...

Des trains new design. La SNCF a entièrement désossé puis rénové quatre rames duplex de chez Alstom. Du bleu turquoise frappé du logo Ouigo composera le nouveau design de ces trains, qui devraient effectuer 62 trajets par semaine. L'idée, c'est que les trains roulent deux fois plus que les TGV lambda. Les rotations à chaque terminus seront donc très rapides : pour éviter que le ménage prenne trop de temps par exemple, la SNCF a enlevé toutes les poubelles au pied de chaque fauteuil, pour les remplacer par de gros containers, situés dans les couloirs.

order="0" allowfullscreen>

"Du TGV sans être du TGV". Les syndicats ne voient pas ce changement d'un très bon œil, et craignent que l'image du TGV n'en sorte ternie. "J'aurai tendance à appeler ça un ersatz de TGV : il n'y a plus de bar, les espaces des sièges sont réduits, l'achat de billets est limité à internet…", déplore ainsi le délégué UNSA au micro d'Europe1. Et d'enchaîner : "il faut se rendre en banlieue, ce qui n'est pas gratuit, et se rendre sur les quais, je crois, 45 minutes avant le départ du train. L'image du TGV va en pâtir. C'est du TGV sans être du TGV."

Sur Twitter, des photos des nouvelles rames circulent déjà :