Les primo-accédants de retour sur le marché de l'immobilier

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Les primo-accédants de retour sur le marché de l'immobilier
@ PASCAL PAVANI / AFP
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Avec des prix en baisse, des taux de crédit bas et un nouveau prêt à taux zéro, les conditions sont réunies pour que les primo-accédants franchissent le pas vers la propriété.

ENQUÊTE EUROPE 1

Les chiffres sont spectaculaires. En un an, le nombre de primo-accédants a augmenté de 38% selon le spécialiste du crédit immobilier Empruntis. Au cours du premier trimestre 2016, de nombreux projets d'achat ont enfin pu se concrétiser.

Le prêt à taux zéro élément décisif. Alexandra fait partie de ces primo-accédants. Découragée après plusieurs refus, elle a finalement vu son dossier accepté il y a quelques jours. "Avec l'annonce de ce nouveau prêt à taux zéro je me suis dit 'c'est maintenant ou jamais'. Nous nous sommes dit avec mon conjoint, on retente le coup et on a bien fait. Enfin on nous suit et nous sommes ravis", explique-t-elle sur Europe 1.


Le prêt à taux zéro (PTZ) nouvelle version, mis en place depuis le 1er janvier dernier, est désormais décisif pour des ménages souvent modestes sans apport très important. En région parisienne par exemple, un couple avec deux enfants peut emprunter sans frais jusqu'à 102.000 euros pour un achat dans le neuf. 

Achat supérieur avec moins de revenus. Pour Cécile Roquelaure, directrice des études d'Empruntis, ces foyers n'auraient pas pu accéder à la propriété il y a encore quelques mois. "Sur le premier trimestre, le profil a vraiment changé. Les primo-accédants ont 5% de revenus en moins que l'année dernière, pourtant ils achètent un bien d'une valeur supérieure de 9% et en empruntant moins sur des périodes plus courtes. Donc en fait, on a à la fois des ménages plus modestes qui achètent plus cher grâce au PTZ et aux taux bas", résume l'experte. 

Le phénomène devrait se poursuivre. Selon la CAFPI, le numéro 1 des courtiers en crédit immobilier, d'ici la fin de l'année la part de marché des primo-accédants aura retrouve son niveau de 2008, avant la crise immobilière.