Les ministres ne sont pas de très bons gestionnaires de leur portefeuille personnel

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Les ministres ne sont pas de très bons gestionnaires de leur portefeuille personnel
@ LUDOVIC MARIN / AFP
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Une étude réalisée par un courtier en ligne, sur la base des déclarations de patrimoine des membres du gouvernement, montrent que ces derniers sont loin de savoir optimiser leur patrimoine.

Il faut espérer que les membres du gouvernement s'occupent mieux des finances de la France que de leur propre patrimoine. À en croire une analyse du courtier en ligne Meilleurtaux.com pour Le Parisien, qui a passé au crible les déclarations de patrimoine de l'ensemble des ministres et secrétaires d'Etat (lesquelles déclarations sont consultables depuis fin décembre sur le site de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique), les membres de l'exécutif s'occupent moyennement bien des leurs publics.

Des économies à faire. Il y a ceux qui regardent ça d'un peu loin, et ceux qui sont un peu plus affûtés. Mais le jugement d'ensemble n'est quand même pas très glorieux pour le gouvernement. En matière de gestion de leurs propres économies, les ministres ont une marge de progression, selon Maël Bernier, porte-parole de Meilleurtaux.com. "Il y a plusieurs choses à revoir. Il y a des économies à réaliser sur les crédits, il y a des économies à réaliser sur la gestion des comptes en banque et il y a des placements qui peuvent très nettement être optimisés", pointe la responsable auprès d'Europe 1.

Beaucoup de frais pour pas grand chose. Sur les crédits immobiliers, par exemple, une seule ministre, Marlène Schiappa, a renégocié son emprunt au meilleur moment. Les autres ont laissé filer. Et pourtant, en optimisant leur patrimoine respectif, Edouard Philippe pourrait gagner 40.000 euros, Benjamin Griveaux 30.000 euros et Agnès Buzyn 20.000 euros, selon cette étude. Les membres du gouvernement ont aussi tendance à laisser trop d'argent dormir sur leur compte : près de 18.000 euros en moyenne. La plupart possèdent une assurance-vie, mais les contrats qu'ils ont choisis sont peu rentables et très chargés en frais. Quant au plan d'épargne en actions (PEA), qui reste le principal placement pour financer les entreprises, il n'a pas beaucoup de succès. D'ailleurs, et c'est la surprise de l'étude : le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, n'en a même pas.