Les marchés européens restent volatils

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Les marchés européens restent volatils
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Le plan de sauvetage européen n'a pas eu les effets escomptés, selon le BRI.

"Les marchés financiers mondiaux ont été très volatils de fin avril à début juin, indique la Banque des règlements internationaux (BRI) dans son rapport trimestriel. Le document, rendu public dimanche, pointe les causes de cette détérioration de la confiance chez les investisseurs : "la situation préoccupante des finances publiques et le risque d'un ralentissement de la croissance".

Le fait que 750 milliards d’euros aient été mis sur la table début mai dans le cadre d’un gigantesque plan de soutien aux pays de la zone euro n’a pas suffi à désamorcer les craintes des marchés, souligne la BRI. Les marchés restent très préoccupés par la gravité de la situation en Grèce et par les risques de contagion à d'autres pays tel que l'Espagne et le Portugal. Selon la BRI, "la fuite devant les actifs à risques s'est au contraire poursuivie, entraînant de nouvelles hausses de primes de risques et de liquidité".

Forte demande des pays endettés

L'institut d'émission bâlois a cependant constaté que les émissions d'obligations, durant la seconde partie de mai, par l'Italie, le Portugal, l'Irlande et l'Espagne - des pays souffrant d'un taux d'endettement élevé - ont rencontré une forte demande. A la fin décembre 2009, les banques ayant leur siège dans la zone euro représentaient 62% de l'exposition aux pays européens à risque, soit 727 milliards de dollars - ce qui correspond à 600,2 milliards d'euros - d'exposition à la dette de l'Espagne, 402 milliards à celle de l'Irlande, 244 milliards au Portugal et 206 milliards à la Grèce, d'après l'établissement bâlois. Et ce, alors que les banques françaises et allemandes sont particulièrement exposées aux dettes de la Grèce, de l'Irlande, du Portugal et de l'Espagne, a rappelé la banque centrale des banques centrales. Elles engrangent respectivement 493 milliards et 465 milliards de dollars.

Globalement en Europe, l'exposition aux dettes souveraines est moins importante que celle au secteur privé. Car les dettes d'Etats de la Grèce, de l'Irlande, du Portugal et de l'Espagne ne représentent que 254 milliards de dollars - soit 307 milliards d'euros -, ce qui équivaut à 16% du total de l'exposition des banques européennes. Et dans ce cas-là également, les banques françaises et allemandes sont les plus exposées.