Les impôts des Parisiens à la hausse en 2010

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Les impôts des Parisiens à la hausse en 2010
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Bertrand Delanoë a justifié cette augmentation par l’absence de "garantie sur la compensation future de la taxe professionnelle".

Les Parisiens vont payer plus d’impôts locaux en 2010 qu’en 2009. Mais cette hausse, "nettement moins lourde qu'en 2009, sera la dernière avant 2014" a promis Bertrand Delanoë, le maire (PS) de la capitale lundi ?

Alors que Bertrand Delanoë présentait au Conseil de Paris les orientations pour le budget primitif 2010 qui sera voté en décembre, les Parisiens viennent de voir la pression fiscale s’accentuer. Avec la hausse de 9% des quatre taxes locales directes pour 2009 – taxe d'habitation, foncier bâti et non bâti et taxe professionnelle – d’une part. Par la création d'une taxe foncière départementale de 3% d’autre part.

Pour justifier cette augmentation des impôts, le maire a parlé d'un "moment d'exigence et de lucidité" nécessaire puisqu’ "aucune garantie n'a été apportée sur la compensation future de la taxe professionnelle", qui rapporte actuellement 800 millions d'euros.

Dans un contexte de crise, la mairie est à la recherche d'économies : "Tout ce qui peut être optimisé le sera, à l'occasion notamment du renouvellement de nos contrats avec nos partenaires", a fait valoir Bertrand Delanoë. Les effectifs de la collectivité – 49.000 employés –, "après avoir augmenté de 8.000 sous le précédent mandat, resteront stables en 2010".

"Ce budget devra affirmer la solidarité", a poursuivi le maire de Paris. "Cela commence par le logement" avec la mise en place, en octobre, de l'allocation Paris logement qui aidera 17.000 ménages. Pour le maire, "le premier mal à combattre est le chômage" : le plan départemental d'insertion sera renforcé et 1 milliard d'euros, sur la durée de la mandature, seront consacrés à l'innovation.

Face aux protestations de l'UMP, le maire a répondu que ceux qui le critiquent "sont les mêmes qui soutiennent pour la France une politique budgétaire avec un taux d'endettement représentant les trois quarts du PIB" et un déficit, pour 2009, évalué à 140 milliards d'euros".