Les centrales EDF pourraient repartir dans un mois

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Les centrales EDF pourraient repartir dans un mois
Dampierre 3 fait partie des sept réacteurs EDF qui doivent rouvrir le 31 décembre prochain. @ ANDRE DURAND / AFP
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Mais elles n'atteindraient leur pleine puissance qu'en janvier 2017, précise dans un entretien au Figaro mercredi le président de l'ASN.

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a reçu d'EDF un dossier complet concernant les tests réalisés sur ses centrales nucléaires à l'arrêt et estime à un mois environ le temps nécessaire pour autoriser ou non leur redémarrage, déclare mardi dans un entretien au Figaro le président de l'ASN, Pierre-Franck Chevet.

"Pleine puissance en janvier". Le patron de l'ASN indique aussi qu'il faut attendre un mois avant que les réacteurs à l'arrêt redeviennent opérationnels, puis atteignent leur pleine puissance en janvier 2017. "Dans le meilleur des cas, les réacteurs d'EDF pourraient être opérationnels dans un mois et atteindre leur pleine puissance en janvier 2017", déclare le patron de l'ASN. "L'ASN a transmis ces éléments de calendrier à RTE (Réseau de transport d'électricité), en charge du réseau, dont le rôle est d'équilibrer la consommation et l'offre d'électricité", poursuit Pierre-Franck Chevet.

Le calendrier des réouvertures. L'ASN a demandé à EDF de mener des contrôles supplémentaires sur 12 réacteurs, ce qui a fait craindre que la France ne puisse faire face aux pics de demande d'électricité de l'hiver. Selon des précisions données par la suite par EDF, le redémarrage des réacteurs Dampierre 3 (900 MW) et Civaux 2 (1.500 MW), qui devait avoir lieu le 30 novembre, est désormais prévu le 31 décembre. Le redémarrage du réacteur St Laurent 2, prévu le 27 novembre, est avancé de trois jours. Sept réacteurs EDF doivent désormais reprendre la production le 31 décembre : Dampierre 3 (900 MW), Civaux 2 (1.500 MW), Tricastin 4 (900 MW), Gravelines 2 (900 MW), Bugey 4 (900 MW), Tricastin 1 et Tricastin 3 (900 MW chacun).

Contrôles de sécurité. La France dépend des 58 réacteurs français d'EDF pour 75% de ses besoins en électricité. Les contrôles menés portent sur des fonds de générateurs de vapeur pouvant présenter une zone de concentration importante en carbone risquant de conduire à des propriétés mécaniques plus faibles qu'attendues.