Le recours d'ex-salariés d'Ecopla rejeté en appel à Grenoble

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Le recours d'ex-salariés d'Ecopla rejeté en appel à Grenoble
Les ex-salariés d'Ecopla vont entamer une nouvelle forme de mobilisation. @ JEAN-PIERRE CLATOT / AFP
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Le second recours des anciens salariés d'Ecopla a été rejeté mercredi par la cour d'appel de Grenoble. Ils vont donc entamer une nouvelle forme de mobilisation. 

La cour d'appel de Grenoble a rejeté mercredi le second recours intenté par d'anciens salariés d'Ecopla contre le refus de leur offre de reprise en Scop de leur entreprise de fabrication de barquettes en aluminium.

Peu d'espoir. Après avoir été déboutée d'un premier recours le 20 octobre dernier, l'association des amis d'Ecopla, société liquidée fin mars, ne plaçait guère d'espoir dans ce recours en tierce opposition. De fait, devant la dizaine d'ex-salariés vêtus des T-shirts "Ecopla Scop vivra", la présidente de la cour a "confirmé l'ordonnance du juge commissaire du 5 septembre", qui entérinait celle du 16 juin retenant l'offre de reprise de l'industriel italien Cuki. Ce concurrent d'Ecopla a déjà payé, en août, les moules et presses de cette PME basée à Saint-Vincent-de-Mercuze, en Isère, anciennement filiale du groupe Péchiney et qui employait 77 personnes. Mais le matériel n'a pas encore été enlevé.

Saluant la "lutte honorable" menée par ces anciens salariés, la présidente a rappelé: si "dans le cadre d'une cession on privilégie l'emploi, là c'est une liquidation +sèche+ et, par conséquent, la vente des actifs est faite dans l'intérêt des créanciers". "La cour est là pour appliquer les règles, elle ne peut pas faire autrement", a-t-elle ajouté, leur souhaitant "bon courage".

Un combat de plus de quatre ans. Prenant la parole pour les porteurs du projet de reprise en coopérative, Christophe Chevalier, ex-délégué CGT, a rappelé leur "combat mené depuis quatre ans et neuf mois". Alors, "on ne va pas lâcher, on veut garder notre outil de travail et nos emplois", a-t-il assuré. Un pourvoi en cassation "va être discuté", notamment avec l'Union régionale des Scop de Rhône-Alpes, qui a soutenu les salariés, a expliqué Christophe Chevalier, qui entend obtenir un rendez-vous auprès du ministre de l'Economie Michel Sapin, une rencontre promise il y a un mois à Strasbourg. "On va mettre la pression pour qu'il nous reçoive" à Bercy, a-t-il promis.

Une nouvelle forme de mobilisation. Le 14 décembre, une assemblée générale est prévue à Grenoble avec François Ruffin, réalisateur du film "Merci patron!" et l'économiste Frédéric Lordon. Parallèlement, l'Union régionale des Scop (Urscop) travaille à "faire émerger rapidement un projet de loi Ecopla" qui serait porté par des parlementaires locaux ou d'autres territoires touchés par ce type de scénario: "plus jamais une entreprise française ne doit mise à la casse", a déclaré à l'AFP Meryem Yilmaz, responsable du développement de l'Urscop.