Le champagne talonné par les autres bulles

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Le champagne talonné par les autres bulles
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A la faveur de la crise, les consommateurs privilégient d’autres vins effervescents moins chers que le champagne.

Le champagne, unique en son royaume, se voit à la faveur de la crise attaqué sur le marché français par les crémants et les bulles étrangères, italiennes ou espagnoles, qui s'installent aussi sur les rayonnages étrangers.

Plus en position dominante. En 2014, selon le bilan des ventes de vins effervescents présenté jeudi par l'organisme public FranceAgriMer, 167,4 millions de "cols" se sont vendus d'une valeur totale d'1,37 milliard d'euros, soit une hausse de 0,8% en volume et de 2,3% en valeur pour l'ensemble.

Mais le champagne est le seul, sur le marché français, à n'avoir pas bénéficié de cet engouement pour les bulles, avec même un léger tassement au profit des crémant, surtout d'Alsace ou des Pays de Loire et des pétillants étrangers, italien (Prosecco) et surtout espagnol (Cava).

"Bon crémant, mauvais champagne". Les ventes de Champagne se sont tassées de 0,5% (45,6 millions de cols) par rapport à 2013, confirmant une baisse de la consommation observée depuis le début de la crise en 2009 et qui atteint -5,4% sur cinq ans (2009-2013).

"Le consommateur admet de plus en plus qu'un bon crémant vaut mieux qu'un mauvais champagne", note Caroline Blot, chefs de l'Unité cultures et filières spécialisées qui présentait l'étude. La majorité des Crémants, même très bons, se vend moins de dix euros la bouteille quand seulement 17% des champagne restent sous ce prix.