Le budget de la Sécu définitivement adopté

  • A
  • A
Le budget de la Sécu définitivement adopté
L'Assemblée nationale a adopté le budget de la Sécu à 316 voix contre 233.@ MaxPPP
Partagez sur :

CE QUI VA CHANGER - L'Assemblée a définitivement voté le Projet de Loi de Finance de la Sécurité Sociale mardi.

L'INFO. Le Parlement a définitivement adopté mardi le budget de la Sécurité sociale pour 2014, par un large vote de l'Assemblée nationale. Les socialistes, radicaux de gauche et écologistes, soit 316 voix, se sont prononcés pour le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), l'UMP, l'UDI et le Front de gauche contre, par 233 voix. Le Sénat, où le gouvernement ne dispose pas de majorité, avait rejeté jeudi dernier ce texte, pour la deuxième fois, mais l'Assemblée a le dernier mot.

Objectif "économies". L'ensemble des mesures de cette loi doit permettre de ramener le déficit du régime général de Sécurité sociale - celui des salariés du privé - à 12,8 milliards d'euros en 2014, en recul de 3,4 milliards d'euros par rapport à 2013 sur un budget global de quelque 475 milliards d'euros.Lors de ses lectures successives à l'Assemblée, les députés ont révisé son volet sur la taxation de l'épargne, et ajouté un geste pour la complémentaire santé des retraités.

Projet attaqué à droite et à gauche. L'UMP a déploré que ce budget ne contienne "pas de réforme structurelle", mais porte une "charge contre les familles, les épargnants, les retraités, l'industrie du médicament". L'UDI a aussi regretté son manque de "rigueur et d'ambition". Pour le Front de gauche, c'est "l'austérité à tout prix" avec un budget qui "donne une place prépondérante aux organismes complémentaires" et non à la solidarité nationale.En revanche, les socialistes ont vanté un "redressement" des comptes sociaux "sans aucun remboursement". Les écologistes, qui estiment cependant que "la politique du tout médicament n'est pas une fin en soi", ont soutenu un budget qui "répond à l'impératif de solidarité", de même que les radicaux de gauche qui demandent aussi des réformes structurelles.

>> Europe 1  vous propose de revenir sur les principaux changement de ce budget :

4,2 milliards de recettes en plus. Afin de combler le déficit, le gouvernement a d'abord choisi de réaliser de nouvelles recettes. Cette volonté passe par deux biais : le transfert de deux milliards du budget de l'Etat au budget de la Sécurité sociale et la création de 2,2 milliards de recettes supplémentaires.

Dans la seconde catégorie, le gouvernement devrait augmenter les cotisations des retraites par décret de 0,15 point. L'uniformisation du taux de prélèvements sociaux à 15,5% sur les produits de placement exonérés d'impôt sur le revenu (PEA, PEL et épargne salariale exclus) jouera également un rôle important dans l'augmentation des recettes. Parmi les mesures dont on a beaucoup parlé, la taxe sur les boissons énergisantes sera également mise en place dans ce cadre.

4,4 milliards d'économies. Le gouvernement a décidé de serrer la ceinture de la Sécurité sociale et notamment celle de sa branche maladie qui supportera 2,9 des 4,4 milliards d'économies dans le budget 2014. Parmi les principales décisions, la revalorisation des pensions de retraites sera repoussée d'avril à octobre en 2014. La mesure épargnera néanmoins les petites retraites puisque le gouvernement a concédé d'augmenter par deux fois le minimum vieillesse pendant l'année et la revalorisation de l'Aide à l'acquisition d'une Complémentaire Santé (ACS).

De manière générale, les économies passeront par une meilleure gestion des dépenses de santé. C'est d'abord le coût des médicaments qui va baisser grâce à une optimisation du prix des génériques et un baisse du prix des médicaments sous brevet. Les tarifs des biologistes et des radiologues libéraux seront également baissés. Enfin, c'est une meilleure gestion des hôpitaux, notamment en matière d'achats qui sera privilégiée.

sur le même sujet

ACTU - Le Sénat rejette encore le budget de la Sécu

ZOOM - Budget de la sécu : comment économiser 6 milliards en 2014

LE CHIFFRE - Le trou de la Sécru plus grave que prévu