La taxe sur les résidences secondaires pourrait grimper de 60%

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Cette mesure, qui concerne uniquement la taxe d'habitation des propriétaires de résidences secondaires, fait partie du budget 2017. Plusieurs communes pratiquent déjà une majoration de 20%.

La taxe d'habitation payée par les propriétaires de résidences secondaires pourrait subir une majoration de 60 % de son montant. C'est l'une des mesures du budget 2017 qui revient vendredi à l'Assemblée nationale. Elle concerne 1.000 communes où la crise du logement est particulièrement forte, à commencer par la capitale.

Baisse des dotations. De plus en plus de communes de plus petite taille, comme Menton, Nice ou Saint-Jean-de-Luz on déjà adopté une majoration à 20%. "Ce qui m’a convaincu, c’est la réalité financière de notre commune. Notre dotation globale de fonctionnement diminue", explique Guy Poulou, le maire de Ciboure dans les Pyrénées-Atlantiques, qui a fini par franchir le pas. "Ça devrait nous rapporter entre 80.000 et 200.000 euros", estime-t-il.

"Un petit effort". À l’inverse, certaines villes se défendent d’utiliser cette mesure pour renflouer les caisses, et évoque plutôt un principe d’équité. "Il n’est pas anormal que ceux qui laissent un logement vide face un petit effort pour financer l’ensemble des services collectifs dont ils vont bénéficier quelques semaines par an", soutient Pascal Bolo, premier adjoint en charge des finances à Nantes.

Pour l’heure, la capitale de la Loire-Atlantique refuse d’aller au-delà des 20%. Les communes qui veulent franchir ce cap ont jusqu’au 28 février 2017 pour voter une telle décision.