La SNCF va lancer un appel d'offre pour le wifi dans les TGV

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La SNCF va lancer un appel d'offre pour le wifi dans les TGV
@ AFP/FRANCOIS GUILLOT
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La secrétaire d'Etat chargée du Numérique prévient : installer le wifi dans les TGV coûte très cher.

Le wifi dans les trains sera bientôt une réalité. La secrétaire d'Etat chargée du Numérique Axelle Lemaire a indiqué vendredi que la SNCF, "lancera un appel d'offres pour proposer un accès internet" dans les trains.

350.000 euros par rame. Mais la secrétaire d'Etat a prévu : cela coûtera "très cher en raison de la vitesse des trains et ce qui est fait sur Thalys (où les TGV sont équipés du wifi) est difficilement généralisable". La SNCF a précisé que cet appel d'offres devrait être lancé dans les prochains jours, et que l'installation du wifi dans les trains coûterait 350.000 euros par rame.

Une gabegie passée. Le modèle économique sur lequel se calera le wifi à bord des trains reste à élaborer. Tout dépend en fait des solutions techniques proposées par les candidats. Par exemple, le wifi dans les gares, financé par de la publicité, ne coûte pas d'argent à la SNCF.

Au début du mois de septembre, Guillaume Pepy avait admis qu'il "y a dix ans, on a investi 30 ou 50 millions d'euros pour mettre le wifi dans le TGV Est et Thalys. Aujourd'hui, cet investissement est perdu. On a fait la bêtise de le faire nous-mêmes".

Axelle Lemaire s'était fait remarquer mi-octobre en interpellant directement la SNCF sur Twitter sur le sujet, invitant l'entreprise ferroviaire à "discuter wifi dans le train" avec elle.





Un coup d'accélérateur sur le numérique. Le patron de la SNCF Guillaume Pepy avait indiqué que l'objectif est de se mettre "au niveau d'autres grands groupes, qui ont compris que le numérique, ce n'est pas une couche superficielle, mais que cela révolutionne le métier même. Nous sommes au début de la transformation, une transformation industrielle aussi". Pour lui, "le digital doit être un levier de transformation".Les nouvelles technologues sont utilisées "pour déceler les incidents plus rapidement ou faire de la maintenance prédictive", avait souligné Yves Tyrode, le nouveau directeur général du numérique de la SNCF.