La France ne passera pas sous les 3% de déficit en 2017, juge Bruxelles

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La France ne passera pas sous les 3% de déficit en 2017, juge Bruxelles
@ ERIC PIERMONT / AFP
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Dans ses prévisions publiées jeudi, la Commission européenne se montre également pessimiste sur la croissance de la zone euro. 

La Commission européenne reste sceptique sur la capacité de la France à ramener son déficit public sous la barre des 3% du Produit intérieur brut (PIB) en 2017. Elle table sur 3,2%, après 3,4% cette année, selon ses prévisions économiques d'hiver publiées jeudi.

Paris reste optimiste. Cette anticipation d'un déficit à 3,2% est légèrement plus favorable que les 3,3% qui étaient envisagés dans les dernières prévisions de l'exécutif européen publiées en novembre. Mais Paris s'est engagé à ramener le déficit public à 3,3% cette année avant de repasser en 2017 sous la barre symbolique des 3% du PIB, fixée par le "pacte de stabilité" européen.

Croissance et inflation en berne. La Commission européenne a également abaissé très légèrement sa prévision de croissance pour la zone euro en 2016, pointant "les risques" accrus sur l'économie, tels le ralentissement dans les pays émergents. Dans ses prévisions, la Commission table désormais sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 1,7% en 2016 en zone euro, contre 1,8% prévu dans ses prévisions d'automne le 5 novembre dernier. En 2015, la croissance s'était établie à 1,6%. Sa prévision d'inflation a aussi été revue à la baisse, passant à 0,5% au lieu du 1% prévu en novembre dernier. 

Suspension de l'espace Schengen = danger. Enfin, la Commission a mis en garde contre une suspension de l'espace Schengen "qui pourrait avoir potentiellement un impact perturbateur sur la croissance économique". Elle met en exergue dans ses prévisions les risques de la fin de la libre-circulation dans l'espace Schengen, remise en cause par la crise migratoire. "Une suspension plus généralisée et des mesures mettant à mal les réalisations du marché intérieur pourraient avoir potentiellement un impact perturbateur sur la croissance économique", prévient-elle.