La FNSEA réclame des "solutions structurelles" de l'État pour sauver William Saurin

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Alors que la marque est menacée par des révélations sur le maquillage des comptes de sa maison-mère, Xavier Beulin, président de la FNSEA, a appelé l'État à prendre ses responsabilités.

INTERVIEW

L'inquiétude gagne les salariés du groupe "Financière Turenne Lafayette"  propriétaire des marques William Saurin, Garbit et Madrange. Un audit a en effet révélé que les comptes de l'entreprise avaient été maquillés pendant des années, lorsque la fondatrice Monique Piffaut, morte le 30 novembre, était aux manettes. Désormais, les employés craignent donc une liquidation judiciaire et la perte de leur travail.

"J'espère que l'État prendra ses responsabilités". Xavier Beulin, président de la FNSEA, principal syndicat agricole français, s'est dit "surpris", jeudi, sur Europe 1, par ce scandale. "Les commissaires aux comptes auraient dû faire leur boulot", a-t-il souligné, avant de s'intéresser à l'avenir du groupe. "J'espère que l'État prendra ses responsabilités, mais pas seulement sur le court terme." Inutile, selon lui, de déployer des mesures qui ne serviraient qu'à "gagner quelques semaines et éviter les difficultés sur le plan social". Il faut "des solutions structurelles", d'autant que "Financière Turenne Lafayette" fait travailler de nombreux producteurs. "On n'a pas besoin de ça dans une filière porcine déjà fragile", a estimé Xavier Beulin.

"Surtout pas" de nationalisation. L'État s'est emparé du problème, et réfléchit à investir directement dans l'entreprise. Selon nos informations, cela pourrait prendre la forme d'un prêt afin de rassurer les créanciers et les fournisseurs. Quoi qu'il en soit, Xavier Beulin appelle à ne "surtout pas" considérer la solution d'une nationalisation, qu'il ne juge pas souhaitable.