La consommation des ménages en biens a reculé de 0,8% en février

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La consommation des ménages en biens a reculé de 0,8% en février
La baisse globale de la consommation est due à un repli des dépenses en énergie.@ JUSTIN TALLIS / AFP
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Cette baisse s'explique par un fort repli des dépenses en chauffage et en électricité. 

Les dépenses de consommation des ménages français en biens ont reculé de 0,8% en février, après avoir progressé de 0,6% en janvier, a annoncé vendredi l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans un communiqué.

Fort repli des dépenses en énergie. Ce recul s'explique par un fort repli des dépenses en énergie, que n'a pas suffi à compenser la hausse de la consommation alimentaire et des achats de biens fabriqués, précise l'organisme public. Dans le détail, la consommation d'énergie a chuté de 10,9%, après avoir grimpé de 5,1% le mois précédent, principalement en raison des dépenses de chauffage et en électricité, en baisse de 16,5%. "Ce profil marqué résulte des fortes variations des températures : le mois de février le plus chaud depuis 2007 a succédé au mois de janvier le plus froid depuis 2010", souligne l'organisme public. La consommation de produits raffinés a elle aussi diminué substantiellement (-2,6%), surtout du fait du recul des achats de fioul.

Rebond des achats de biens fabriqués. Cette dynamique contraste avec celle des achats de biens fabriqués, qui ont nettement rebondi en février (+2,2% après -1,1% en janvier), du fait notamment d'une très forte hausse des achats d'articles d'habillement-textile (+8,8% après -3,4%). Les dépenses en biens durables sont pour leur part reparties à la hausse (+0,9%), après deux mois consécutifs de baisse, tandis que les dépenses en équipement du logement ont accéléré (+1,3% après +0,9% en janvier).

Légère reprise des achats de véhicules neufs. Les achats d'automobiles, quant à eux, se sont légèrement redressés (+0,4% après -2,6%), entraînés selon l'Insee "par une légère reprise des achats de véhicules neufs". La consommation de produits alimentaires, enfin, a continué de progresser (+0,5% après +0,6%), en raison principalement de la consommation de tabac, la consommation de produits agricoles non transformés (poisson frais, fruits et légumes) ayant pour sa part baissé.