Plan d'aide à la Grèce : l'UE donne son feu vert

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Plan d'aide à la Grèce : l'UE donne son feu vert
@ AFP/EMMANUEL DUNAND
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AIDE - Le commissaire européen Pierre Moscovici a annoncé un accord de l'Eurogroupe sur le plan d'aide à la Grèce.

Depuis l'élection d'un gouvernement de gauche radicale, la question de l'aide financière de la Troïka était en suspens, pour la Grèce. Mardi, l'Eurogroupe a finalement donné son accord pour poursuivre de quatre mois le programme d'aide dont bénéficie le pays.

Les ministres des Finances de la zone euro, qui se sont entretenus à ce sujet par téléphone, avaient déjà donné leur accord de principe la semaine dernière. Mais il restait à approuver la liste des réformes proposées par le nouveau gouvernement d'Alexis Tsipras. C'est désormais chose faite, même si les ministres européens lui demandent d'élargir cette liste. Le nouveau Premier ministre entend notamment "réviser" le programme de privatisations à venir, sans remettre en cause celles qui ont déjà été entamées.

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Le FMI plus réservé. La Banque centrale européenne (BCE) suit la position de l'Eurogroupe, dans une lettre à Jeroen Dijsselbloem, président de l'Eurogroupe. Mario Draghi, président de la BCE, estime que les réformes proposées par Athènes sont un "point de départ valide". Reste encore à obtenir le feu vert du dernier membre de la Troïka, bailleurs du pays, le Fonds monétaire international. Le FMI semble poser un jugement plus réservé. La lettre des autorités grecques envoyées à l'Eurogroupe manque d'assurances claires sur la poursuite du programme de réformes, a indiqué Christine Lagarde, sa directrice générale.

Les 19 pays de la zone euro doivent aussi donner leur accord individuel, ce qui pourrait être compliqué en Allemagne. Les députés allemands se prononceront vendredi matin sur cette décision.

L'approche est la bonne, pour Pierre Moscovici. Ce feu vert "ne signifie pas qu'on est d'accord avec ces réformes. Nous sommes d'accord avec l'approche", a commenté le commissaire aux Affaires économiques Pierre Moscovici. "Nous avons évité une crise, mais il reste de nombreux défis devant nous", a-t-il estimé. François Hollande a réagi dans la foulée, estimant "que c'est un bon compromis, à la fois respectueux de ce qu'a exprimé le peuple grec et respecteux des règles de l'Union européenne".