La maison mère américaine Molex Inc. de l'usine française de Villemur-sur-Tarn, en Haute-Garonne, fermée en 2009, était "coemployeur" des 283 salariés licenciés et peut donc être valablement poursuivie devant les prud'hommes, a estimé la cour d'appel de Toulouse jeudi.

Cent quatre-vingt-treize des ex-salariés ont décidé d'attaquer ces licenciements qu'ils considèrent "abusifs" et demandent aux prud'hommes de condamner la maison mère à 22 millions d'euros de dommages et intérêts, la filiale française de Molex ayant été liquidée lorsque le groupe américain a interrompu le financement du plan social.