Jouyet : l’euro "nous protège"

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Jouyet : l’euro "nous protège"
@ EUROPE1
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Le président de l’AMF s’est félicité du plan européen et veut plus de règles pour la zone euro.

Au lendemain du fort rebond des places financières, "il faut toujours se méfier des mouvements à la fois de trop forte baisse, ce qui était le cas la semaine dernière, et de hausse", a expliqué Jean-Pierre Jouyet, le président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), mardi sur Europe 1. Dès l'ouverture des bourses mardi matin, la tendance était en effet à la rectification, avec de légères baisses.

Le gendarme de la bourse française s’est montré satisfait du plan européen de soutien à la zone euro, adopté dimanche soir : "les autorités européennes ont évité une nouvelle faillite". "Ce qui a été fait est véritablement une première", a-t-il affirmé, avant d’ajouter : "ce qui est important maintenant, une fois que l’argent est sur la table, c’est qu’il y ait une bonne gouvernance de la zone euro, et c’est la prochaine question qui sera posée par les marchés".

Un appel à plus de contrôle

Fragilisé, l’euro reste à ses yeux une protection : "Il n’y a pas d’alternative à l’euro. L’euro nous a protégé de la crise, l’euro nous protège d’un soubresaut de la finance internationale". "Ce qui manquait jusqu’à maintenant, c’est une solidarité, c’est une discipline, ce sont des règles qui accompagnent cette monnaie unique", a-t-il ensuite expliqué.

Mais la zone euro restera à la merci des spéculateurs tant que les autorités ne se seront pas dotées d’équipes spécialisées dans la finance : "On doit avoir le concours de policiers spécialisés en matière financière", car les délits financiers "sont de plus en plus importants".

"Sur les 3.000 milliards d’euros (qui s’échangent quotidiennement sur les marchés), aujourd’hui les régulateurs, qu’ils soient français, américain, anglais, n’en voient que la moitié. Il faut donc avoir le concours de services spécialisés", a déclaré le président de l’AMF. Un contrôle accru d’autant plus nécessaire que "la spéculation fait malheureusement partie des marchés".

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