Jean-Claude Mailly sur l’affaire STX : "on n’accepte pas n’importe quoi!"

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Jean-Claude Mailly sur l’affaire STX : "on n’accepte pas n’importe quoi!"
Jean-Claude Mailly@ DR
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VOTRE CHOIX D’ACTU DU 18 DECEMBRE - Une entreprise demande à ses salariés de travailler vingt minutes par jour supplémentaire sans compensation pour décrocher un contrat.

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>>>Mercredi 18 décembre, vous avez été 60% à faire "Votre choix d’actu"  sur les sacrifices de certains salariés pour ne pas perdre leur emploi.

L’info. La société STX des chantiers navals de Saint-Nazaire prévoit de mettre en place un accord de compétitivité pour décrocher un contrat de plus de deux milliards d’euros. En effet, la société MSC Croisières veut faire réaliser quatre paquebots, et plusieurs entreprises se disputent le contrat. Des entreprises italiennes et allemandes notamment sont dans la course, avec des tarifs moins élevés qu’en France. La société STX demande donc à ses salariés d’accepter de travailler, temporairement, vingt minutes de plus chaque jour pour faire des économies.

"Ça s’appelle du travail gratuit". Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière, se bat aux côtés des salariés contre cette initiative. "Ça s’appelle du travail gratuit, d’une manière ou d’une autre", souligne-t-il. Selon lui, afin d’économiser les trente millions nécessaires, il y a d’autres solutions. Le secrétaire général de FO explique que cette décision de travailler plus et gratuitement est prise dans l’urgence, et qu’il faut continuer les négociations pour trouver un terrain d’entente. "on ne décide pas en deux jours et sous pression", peste-t-il.

Jean-Claude Mailly rappelle par ailleurs qu’il n’y a pas "d’oppositions systématique" aux accords de compétitivité. L’Etat doit également prendre position "et on ne les entend pas beaucoup en ce moment, ironise-t-il. Il évoque même un "chantage" des patrons sur leurs salariés, alors que selon lui d’autres solutions sont possibles, comme simplifier les systèmes de payes avec des logiciels par exemple. Selon un sondage, 32% des Français sont prêts à faire des sacrifices pour garder leur emploi. Or, comme le rappelle Jean-Claude Mailly, il n’est pas ici question de faillite. Le secrétaire général de FO souhaite la poursuite des négociations. "on peut discuter mais on n’accepte pas n’importe quoi", conclut-il.