Immobilier : les nouvelles réformes fiscales freinent les primo-accédants

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Il devient de plus en plus difficile de devenir propriétaire pour la première fois, notamment à cause de la refonte du prêt à taux zéro et de l'APL accession. 

Le marché de l'immobilier se porte bien en France, porté notamment par la faiblesse des taux d'intérêts. Malgré cette embellie, il est aujourd'hui de plus en plus difficile de devenir propriétaire pour la première fois. En cause : deux mesures fiscales prises par le gouvernement. Tout d'abord la refonte du prêt à taux zéro (PTZ), qui ne représente plus que 20% du crédit, contre 40% auparavant. Les conditions d'obtention du PTZ sont désormais soumises à un plafond fixé selon le lieu d'habitation et la composition du foyer. Pour être éligible au prêt à taux zéro en 2018, un célibataire désirant acheter à Paris ou dans sa proche banlieue ne doit pas avoir un revenu imposable net supérieur à 37.000 euros par an.

Projets tombés à l'eau. La seconde mesure est la fin de l'APL accession, une aide de 156 euros en moyenne versée tous les mois à des ménages modestes pour qu'ils puissent acheter un logement et qui concernait entre 30.000 et 50.000 personnes par an. Depuis le 1er janvier 2018, cette aide est supprimée.

"150 euros d’APL accession, c’est une enveloppe financière qui permet aux primo-accedants d’emprunter 30.000 euros de plus, c’est loin d’être négligeable pour un ménage modeste. A 170.000 euros, vous sortez un projet, à 140.000, ce n’est plus le projet qui correspond aux besoins du ménage", explique au micro d'Europe 1, Damien Héreng, président de Mikit France, constructeur de maisons individuelles, qui a pu constater que de nombreux projets sont tombés à l'eau. "Pour les ménages qui ont perdu les deux effets, c’est carrément un projet d’accession à la propriété qui passe à la trappe", poursuit-il.