Immobilier : les crédits en panne sèche

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Immobilier : les crédits en panne sèche
Les banques sont de plus en plus frileuses en matières de prêts immobiliers : en un mois, le montant des prêts immobiliers accordés a chuté de 41%.
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Le montant des prêts accordés en février a baissé de près de 50% sur un an.

Mauvaise nouvelle pour ceux qui souhaitent acquérir un bien immobilier. Les banques font de plus en plus la fine bouche, ce qui s'ajoute aux nouvelles restrictions appliquées aux dispositifs PTZ+ et Scellier depuis le début de l'année. Selon des chiffres publiés mardi par la Banque de France, le montant des crédits immobiliers accordés en février a même été le plus faible depuis 32 mois.

-41% en un mois

De janvier à février, le montant des prêts immobiliers accordés a chuté de 41%. Pire : en un an, ils ont baissé de 49%. Hormis une période de huit mois qui a suivi la crise financière, de novembre 2008 à juin 2009, jamais la production de crédit immobilier n'est descendue en-deçà du niveau de février 2012 depuis que la Banque de France publie cet indicateur (soit depuis janvier 2004).

Une tendance confirmée par l'Observatoire Crédit Logement/CSA. De mars 2011 à mars 2012, le total des crédits accordés a chuté de 48%. Pour l'ensemble du premier trimestre 2012, le total des prêts à l'habitat a reculé de 36% par rapport aux trois premiers mois de 2011.

Durée moyenne des prêts : 17 ans

Pourquoi ce changement brutal de la part des banques ? Elles veulent limiter les risques. C'est pourquoi elles accordent des prêts plus courts, la moyenne actuelle étant de 17 ans. Et elles demandent aux futurs acheteurs des garanties plus sérieuses avec notamment un apport personnel plus important, d'au mois un tiers du prix de l'achat.

Ces dispositions ont des conséquences très concrètes. Les primo-accédants ont complètement disparu. Ils étaient entre 150.000 et 180.000 chaque année à acquérir un bien immobilier pour la première fois. Les seuls qui peuvent investir dans la pierre, ce sont ceux qui sont déjà propriétaires et qui vendent un bien pour en racheter un autre ou encore les Français qui ont de grosses économies de côté.

Preuve en est, les crédits de plus d'un million d'euros ont progressé de 10% entre janvier et février et de 26% en un.