Immo : ces villes où il fait bon acheter

  • A
  • A
Immo : ces villes où il fait bon acheter
Les Strasbourgeois ont un pouvoir d'achat immobilier deux fois plus grands que les Parisiens.@ PHOTOPQR/LE PARISIEN/FREDERIC DUGIT
Partagez sur :

Une étude classe les villes selon le pouvoir d'achat immobilier des ménages. En tête, Strasbourg.

L'INFO. Dans quelle ville vaut-il mieux se trouver pour acheter un bien immobilier ? Un classement publié jeudi par les sites Empruntis.com et Meilleursagents.com donne quelques éléments de réponse. Selon leur enquête, qui combine le pouvoir d'achat moyen des ménages et le prix du mètre carré, Strasbourg est la ville où il est bon de se trouver pour acheter, dans un classement de 10 grandes villes françaises.

• Strasbourg en tête, Paris dernière. Les Parisiens gagnent deux fois plus d'argent que les Strasbourgeois mais ils ne peuvent acheter que des appartements deux fois plus petits. En effet, à Strasbourg, un ménage moyen gagne 2700 euros par mois mais peut s'offrir 72 mètres carrés avec un tel revenu. À Paris en revanche, un ménage moyen gagne 4900 euros par mois, mais il ne peut s'offrir que 36 mètres carrés. "Le problème vient des prix de l'immobilier puisqu'à Strasbourg, le mètre carré s'achète 2200 euros tandis qu'à Paris, il dépasse les 8.000 euros. Malgré la baisse des taux d'emprunts, Paris reste la ville où l'on peut s'acheter le moins de mètres carrés", commente au micro d'Europe1 Maël Bernier, d'Empruntis.com.

• Rennes et Nantes sur le podium. Nice se hisse difficilement à l'avant-dernière place, devant Paris, puisque un ménage moyen ne peut y acheter que 41 m². Marseille et Lille se glissent juste devant, avec 55 m². Bordeaux (58 m²), Lyon (60 m²) et Toulouse (62 m²) constituent le ventre mou du classement, tandis que Rennes, 2e, et Nantes, 3e, caracolent sur le podium, puisque un ménage moyen peut y acheter respectivement 71 m² et 65 m². À noter d'ailleurs que Lyon est la seule ville où les prix augmentent, à l'exception de Paris.

• Comment ont-ils calculé ça? "La méthodologie tient compte des prix, des taux d'emprunt mais aussi et surtout des revenus réels, de source Insee", expliquent les deux sites. Ils prennent ainsi en compte "la réelle capacité d’endettement des ménages en fonction de leurs revenus et non plus d’une mensualité fictive".