Hidalgo revient à la charge pour taxer les hôtels

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Hidalgo revient à la charge pour taxer les hôtels
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INTERVIEW E1 - La ville de Paris n’a pas pu augmenter la taxe de séjour ? Anne Hidalgo assure avoir convaincu Matignon d’élaborer une nouvelle version.

L’info. Voyant les dotations de l’Etat diminuer, la ville de Paris cherche de l’argent. Et pensait le trouver dans les poches des touristes, via une augmentation de la taxe de séjour qu’ils paient lorsqu’ils dorment à l’hôtel.  Sauf que l’Assemblée nationale a rejeté cette idée. Qu’à cela ne tienne, Anne Hidalgo a confié, mercredi sur Europe 1, qu’elle avait réussi à convaincre le gouvernement de préparer une nouvelle version de la mesure. Objectif : taxer l'hôtellerie très haut de gamme. 

La déclaration. Anne Hidalgo assure que Manuel Valls est "plus qu'ouvert" à l’idée de taxer l’hôtellerie dans la capitale. "Nous sommes en train de travailler ensemble sur un dispositif qui devrait être présenté à l'Assemblée nationale, et qui ne touchera pas la petite hôtellerie parce qu'il ne s'agissait pas de cela, mais en revanche la grande hôtellerie, et notamment les palaces et les hôtels cinq étoiles", a précisé la maire de Paris sur Europe 1.

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© REUTERS

Cibler le haut de gamme pour mieux convaincre. A l’origine, la première version de la réforme autorisait les communes à augmenter la taxe de séjour jusqu’à 8 euros par nuit. Mais ce texte a été victime de l’opposition de Laurent Fabius. Le ministre des Affaires étrangères s’est en effet lancé dans une vaste opération séduction pour franchir la barre des 100 millions de touristes en France par an. Le texte étant finalement abandonné, la maire de Paris a décidé de changé l’angle d’attaque en ne ciblant que les hôtels très haut de gamme, ce qui est politiquement plus acceptable. Et semble avoir convaincu le Premier ministre.

Le secteur de l’hôtellerie s’insurge. De manière diplomatique, l'Umih, le principal syndicat de l'hôtellerie et de la restauration, et le GNC, qui représente les chaînes hôtelières, se sont "étonnés" de ces déclarations. "Apprendre, par voie de presse, que tout serait en réalité déjà joué d'avance alors que le Quai d'Orsay, mène actuellement un travail de concertation avec tous les acteurs du tourisme, nous replonge dans les travers dont nous pensions être sortis", ont réagi les deux organisations dans un communiqué.

De son côté, Didier Chenet, co-président du Groupement national des indépendants (GNI), a lui estimé que "plutôt que d'aller chercher quelques euros qui rapporteront peu, il faudrait mieux faire entrer dans le circuit financier fiscal les 30.000 logements loués à Paris en toute illégalité et pour lesquels la mairie ne touche aucune taxe de séjour", a-t-il martelé. En clair, s’attaquer à Airbnb et tous ses équivalents.

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Retrouvez l'intégralité de l'interview d'Anne Hidalgo sur Europe 1 : 



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