Grippe aviaire : un cas détecté dans le Béarn, 2.500 canards abattus

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Grippe aviaire : un cas détecté dans le Béarn, 2.500 canards abattus
@ FRANK PERRY / AFP
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Un cas de grippe aviaire "faiblement pathogène" et "résiduel" a été détecté dans un élevage de canards la semaine dernière en Béarn, entraînant l'abattage de 2.500 canards avant gavage.

Après l'Aveyron et la Dordogne, c'est dans le Béarn qu'a été détecté un nouveau cas de grippe aviaire. "Un lot de 2.500 canards a été abattu le 11 août dans une exploitation de Sévignacq (Pyrénées-Atlantiques) près de Pau", a indiqué mercredi la préfecture. Cette dernière se veut néanmoins rassurante : "Le virus dépisté à Sévignacq est faiblement pathogène, mais le principe de précaution s'applique". L'ensemble des oiseaux présents dans l'élevage va donc être abattu, afin d'éteindre la source de virus et éviter qu'en se propageant il puisse devenir hautement pathogène après une mutation génétique.

Une zone réglementée mais de faible diamètre, 1 km de protection, et 10 de surveillance, a été instaurée autour du foyer de Sévignacq. Dans cette zone, des mesures de restriction des mouvements d'oiseaux, de protection des élevages et des visites sanitaires ont été mises en place.

La préfecture a rappelé qu'il existait deux types de virus d'influenza aviaire selon leur pouvoir pathogène, les hautement pathogènes, comme ceux dépistés durant l'hiver, qui entraînent de fortes pertes dans les élevages, et les faiblement pathogènes qui s'accompagnent de peu ou pas de symptômes. Les autorités rappellent à l'envi l'absence de risque de contamination de l'homme, que ce soit au contact direct des canards ou par la consommation de viande du canard.

Le foyer béarnais d'influenza serait le troisième détecté -- après un foyer et un "secondaire" en Dordogne en juillet, puis un foyer et un "secondaire" en Aveyron en août -- depuis le repeuplement progressif des élevages à partir de fin mai, après le vide sanitaire décrété au printemps dans 18 départements du Sud-Ouest (dont Dordogne, Aveyron, et Pyrénées-Atlantiques), à la suite de l'épizootie de grippe aviaire de fin 2015. Le ministère de l'Agriculture a déjà indiqué, après le cas aveyronnais, qu'il était prévisible que de nouveaux cas seraient détectés après le vide sanitaire, le virus ne pouvant avoir été éliminé à 100%. D'où les nouvelles mesures de bio-sécurité, la surveillance, accompagnant le vide sanitaire.